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Groupe de Reflexion et d'Action pour le Tchad
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 11:11

 

conakry.jpg

L'épidémie de fièvre Ebola  en Guinée prenait vendredi de l'ampleur, la capitale Conakry, jusqu'ici épargnée, étant désormais touchée par ce virus mortel et hautement contagieux qui inquiète de plus en plus les pays voisins.

Quatre cas de fièvre Ebola ont été confirmés jeudi à Conakry, située dans le nord-ouest du pays, de même qu'un cinquième cas de fièvre hémorragique mortel, dont l'origine n'a pas été révélée. Les personnes atteintes ont été placées à l'isolement à l'hôpital Donka, le plus grand de la capitale guinéenne.

Au total, 103 cas suspects de fièvre hémorragique virale ont été détectés depuis le début de l'épidémie en janvier en Guinée, ayant entraîné la mort de 66 personnes soit un taux de létalité de 64%. La grande majorité des cas ont été enregistrés dans des villes et régions du sud de la Guinée, considéré comme le foyer de l'épidémie.

Les échantillons prélevés sur 41 sujets de cas suspects ont été examinés et 15 cas se sont révélés positifs au virus Ebola, selon le ministère guinéen de la Santé qui n'a pas précisé quelle était l'origine des autres cas.

A ce bilan guinéen, s'ajoutent huit cas suspects - dont six mortels - de fièvre hémorragique virale au Liberia et six cas suspects - dont cinq mortels - en Sierra Leone, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Vendredi, 77 personnes avaient trouvé la mort sur 117 cas de fièvre hémorragique virale dans les trois pays.

"Fortement préoccupée" par l'épidémie qui représente "une sérieuse menace régionale", la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) regroupant quinze pays dont la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, a appelé la communauté internationale à l'aide.

Les habitants de Conakry interrogés par l'AFP vendredi étaient effarés par la nouvelle de l'arrivée d'Ebola dans leur ville, parlant d'une "nouvelle malédiction divine" qui s'abat sur leur pays à l'histoire marquée par la violence politico-militaire et frappé par la pauvreté.

"La panique est totale au sein de la population, nous les femmes, nous avons même peur maintenant d'aller au marché nous frotter avec les autres, parce qu'on nous dit que même le simple frottement est source de contamination", affirme Fanta Traoré.

Aminata Camara, employée de banque, estime que "cette maladie est extrêmement grave, plus que le sida et le choléra,  plus que la tension et le diabète, parce qu'au moins ces maladies ont un traitement et peuvent être guéries à la longue".

 

- Conakry, capitale insalubre -

 Responsable de la prévention au ministère guinéen de la Santé, le Dr Sakoba Keïta a expliqué que les cas d'Ebola à Conakry avaient pour origine le décès dans la capitale d'un commerçant de la région de Dabola (centre) que sa famille est ensuite allée enterrer là-bas avant de revenir à Conakry.

Les scientifiques estiment que les rituels funéraires, au cours desquels les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, jouent un rôle important dans la transmission d'Ebola. qui peut aussi se transmettre par manipulation d'animaux porteurs du virus, vivants ou morts.

La détection de cas d'Ebola à Conakry est d'autant plus inquiétante que cette ville de plus de deux millions d'habitants est en grande partie insalubre: la plupart des quartiers ne disposent ni d'électricité ni d'eau potable alors qu'un des moyens de prévenir la maladie est d'avoir une bonne hygiène.

Il n'existe aucun vaccin ni remède contre le virus Ebola et seules des mesures préventives peuvent permettre de maîtriser l'expansion de l'épidémie, comme l'installation de centres d'isolement des malades et la désinfection systématique des domiciles des personnes atteintes.

Les organisations guinéennes et étrangères présentes en Guinée, dont l'OMS et Médecins sans frontières (MSF), s'activent depuis plusieurs semaines pour tenter d'enrayer la propagation de l'épidémie.

Plusieurs tonnes de matériel, dont des "kits d'hygiène" qui doivent permettre aux habitants de la région de se protéger, ont été expédiées dans le sud de la Guinée et les campagnes d'information et de sensibilisation, via les médias et le "porte-à-porte" - y compris dans les villages les plus reculés - montent en puissance.

Le virus Ebola, mortel dans 90% des cas, tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo où il a été repéré pour la première fois en 1976.

Il a tué 1.200 personnes pour 1.850 cas avérés au cours des épidémies les plus graves qui ont touché l'Afrique centrale, mais c'est la première fois qu'une épidémie de l'ampleur de celle qui touche la Guinée a lieu en Afrique de l'Ouest.AFP

 

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Published by Evariste DJETEKE K. - dans santé et environnement
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