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Groupe de Reflexion et d'Action pour le Tchad
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 11:45

Riradjim.jpg

Elle est la Directrice générale du Centre de Contrôle de qualité des denrées alimentaires au Tchad

 Elle a eu formation classique générale sanctionnée par un baccalauréat scientifique. Elle est passée par les facultés des sciences exactes et appliquées de Ndjamena, ensuite par l’école des ingénieurs pour sortir ingénieur des techniques d’élevage. Après plusieurs années de travail, au laboratoire de recherche vétérinaire et zootechnique, elle est repartie à l’école pour une maîtrise et un DEA en biologie de développement, option biotechnologie, appliquée à la microbiologie, au Tchad et à Lomé au Togo. Actuellement, cela fait deux années qu’elle s’est investie dans la mise en place du Centre Contrôle Qualité en tant que Directrice de la structure. Entre-temps, elle a été directrice des services vétérinaires au Tchad et cela fait plus de 26 ans qu’elle officie dans la Fonction publique tchadienne. Mme Riradjim Ndougonna Mbakasse, est la Directrice générale du Centre de Contrôle de qualité des denrées alimentaires au Tchad. Elle adresse un mot à la femme tchadienne à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme 2014.

 Est-ce que vous pouvez présenter votre structure


Au départ, le Centre était une unité qui devait être créée au ministère de l’élevage, parce que les professionnels de la filière viande avaient des difficultés pour exporter leurs produits. Ils se sont naturellement adressés au ministère de l’élevage pour que ce département leur trouve une solution. Le département à opter de créer une unité, qui n’était rien d’autre qu’un laboratoire d’analyse et de certification, des denrées d’origine animales à l’exportation. En tant que microbiologiste, on a fait appel à moi, pour mettre cette unité en place.


Chemin faisant, j’avais proposé au coordonnateur du projet de l’époque, - pendant qu’on y était et du fait que le Tchad se dit pays pétrolier et qu’il faille développer l’agriculture et l’élevage, qui sont des ressources pérennes, - que nous fassions en sorte de pouvoir atteindre cette autosuffisance alimentaire. Que les Tchadiens mangent qualité parce que, s’ils mangent des produits impropres à la consommation, ils ne seront pas en bonne santé et par conséquent le développement va en pâtir.

Et pour l’exportation de nos produits, nous devons nous conformer aux normes internationales en la matière. Pour cela, il faut créer une structure de référence, et non mettre des mini laboratoires dans différents départements impliqués dans la problématique de la sécurité sanitaire des aliments, voilà comment est né le Centre de contrôle de qualité des denrées alimentaires. Cela nous a pris huit années. J’ai été la responsable de l’unité ensuite la coordinatrice du centre et maintenant que le Centre a été transformé en Direction, l’on m’a fait confiance, ce qui me permet de diriger la structure actuellement et je compte l’amener là où elle doit être.

Et en tant que Femme à un poste de direction, qu’est-ce que vous dites du 8 mars?
C’est très bien que les femmes aient une journée, mais des fois les activités menées en marge de cette journée, très souvent dans nos pays font que les gens disent que c’est beaucoup plus du folklore. Alors que cette journée doit être une plateforme où, les femmes doivent analyser de fond en comble leur situation surtout professionnelle. Effectivement, en ce qui concerne le Tchad, le président de la République a voulu que 30% à tous les niveaux de poste de décision soit attribué aux femmes. Encore faudrait-il que nous puissions trouver les femmes qui puissent jouer ce rôle. Pourtant il y en a. C’est une bataille, nous n’y parvenons pas. Même les quelques rares femmes qui sont là, encore faudrait-il qu’on les garde à ces postes de responsabilité et qu’elles prouvent qu’elles méritent aussi ce poste là. Le 8 mars devrait être effectivement cela. Au niveau du Tchad, il y a des conférences débats, on discute sur certains thèmes, mais cela est-il suffisant?


Votre mot pour la femme tchadienne

Ah la femme tchadienne ! Qu’elle soit battante.


Vous avez l’impression que ce n’est pas le cas?

Elle l’est, mais peut-être pas suffisamment. Donc j’encourage les femmes tchadiennes à redoubler d’efforts, pour arracher leur place. Ça ne se donne pas.  Nono

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Published by Evariste DJETEKE K. - dans Opinions
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