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Groupe de Reflexion et d'Action pour le Tchad
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:43

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Selon une enquête des Nations unies, des soldats tchadiens sont accusés d’avoir abattu la semaine dernière 30 personnes à Bangui sans avoir été provoqués

Pour l’ONU, le doute n’est pas de mise: le 24 mars, un détachement tchadien a commis un carnage, ouvrant le feu sur la foule dans un quartier du nord de Bangui, «sans qu’il y ait eu provo­cation» et «de façon indiscriminée». Bilan: «Au moins 30 morts et 300blessés», dont des femmes, des enfants et des personnes âgées. L’enquête des Nations unies souligne aussi que ces militaires tchadiens agissaient en dehors du cadre de la Mission interna­tionale de soutien à la Centrafrique (Misca). Un constat accablant pour cette force panafricaine et qui prouve –si besoin en était– que le Tchad se comporte en terrain conquis chez son voisin du sud. 

Exactions dénoncées

A la veille de la divulgation de cette enquête, vendredi, les auto­rités de Ndjamena avaient pris les devants en annonçant le retrait de leurs 850 hommes de la Misca. «Malgré les efforts consentis, le Tchad et les Tchadiens font l’objet d’une campagne gratuite et malveillante, tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la République centrafricaine», ont-elles assuré. En fait de campagne, de nombreux habitants dénoncent depuis des semaines les exactions commises par les militaires tchadiens, qui se sont multipliées depuis l’aggravation de la crise en Centrafrique. Au sein même de la Misca, mais aussi de l’opération française «Sangaris», certains soldats dénoncent également, à mots couverts, le comportement discutable de leurs collègues tchadiens.

Leur départ, s’il se confirme, serait un soulagement pour la majorité des habitants et un cauchemar pour la minorité musulmane, menacée de mort par les milices anti-Balaka, qui les accusent collectivement d’être responsables du chaos en Centrafrique. Depuis des semaines, quelque 19000 musulmans, assimilés aux ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014), vivent assiégés dans des poches à Bangui et dans plusieurs localités de l’ouest (LT du 02.04.2014), protégés tant bien que mal par les soldats africains et français.

La semaine dernière, l’ONU s’est dite prête à les évacuer. Mais le général Francisco Soriano, qui dirige l’opération «Sangaris», a indiqué que ses troupes ne participeraient pas à un tel transfert de population, aux allures de «nettoyage confessionnel». Alors qu’aucun processus de réconciliation n’a été engagé par les autorités de Bangui, cette impuissance nourrit la colère des soldats tchadiens, solidaires d’une minorité musulmane en grande partie originaire de leur pays. T.H.

 

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Published by Evariste DJETEKE K. - dans politique Afrique et Monde
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