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Groupe de Reflexion et d'Action pour le Tchad
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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:01

Déby

A force de jouer avec le feu, le président Idriss Deby commence à comprendre qu’il s’était engagé dans une entreprise périlleuse et aventurière. S’il ne se ravise pas pour prendre de mesures hardies à contrer ces fous et barbares, lui même risquerait de se brûler et de voir son régime basculer. La Communauté internationale dans son ensemble y compris les pays frères qui se sont engagés sous la bannière de la MISCA doivent comprendre que les séléka ne sont pas des interlocuteurs avec qui on peut dialoguer. Même si la parodie d’accord de Libreville n’était qu’une vaste collusion destiné à renverser par tous moyens le président légitime de la RCA qui jouissait de la confiance des centrafricains sur la base du suffrage universel, l’heure est désormais grave et qu’il fallait changer de fusil d’épaule au risque d’un embrasement par contagion de la sous région in extenso, l’Afrique toute entière. Deby n’était qu’une marionnette à la solde de la puissance coloniale. De peur d’être éjecté à son tour Il a prit sur lu bon gré mal gré la responsabilité entière de servir comme bras armé. La séléka déclenchait les hostilités le 10 Décembre 2012, suite à la visite en France du président Deby qui a reçu des injonctions en ce sens. En aucun moment les centrafricains ne pouvaient croire que le mal pourrait venir de la part du grand voisin du nord. La politique n’est qu’une eau boueuse pétrie d’hypocrisie et d’aventure rocambolesque. Comme le clignotement d’une étoile, un matin, l’on peut se réveiller avec une grande stupéfaction. La séléka et sa bande, y compris l’aile intelligente et complices doivent désormais figurer sur la liste noire comme une organisation terroriste et d’être traité comme tel. Pourquoi engager de discussion avec une bande de voyous de grands chemins qui n’ont pas de méninges, ni de conscience? La MISCA aujourd’hui avant de passer le flambeau à une force Onusienne doit être dotée d’un mandant robuste lui permettant de traquer jusqu’au dernier retranchement le résidu de ce qui resterait de la séléka. Leur extermination est la condition sine qua non d’un retour à la stabilité. C’est eux les séléka qui ont emmené le désordre dans le pays, c’est eux les séléka qui ont insufflé cette flamme de haine et de répugnance envers les musulmans en entraînant ces derniers à tombé dans leur pièges. La séléka distribuait des armes aux musulmans, les mosquées servaient de caches d’armes et de combattants séléka avant leur entrée sur Bangui. Les concessions des musulmans regorgeaient des séléka déguisés. Le siège de L’AMA (Agence des Musulmans d’Afrique) servait également de tanière aux séléka. Or, un musulman en RCA ne vivait que de son commerce et autres activités libérales. Au moment de ces faits, aucun responsable clergé musulman n’était monté au créneau pour dénoncer cette immixtion qui nécessairement engendrera de conséquences néfastes pour la société. C’est face à tous ces dérapages et devant la perte innombrable de leurs familles et compatriotes que certains centrafricains ce sont levés comme un seul homme pour se constituer en force d’auto défense et de se défendre à défaut d’une force publique républicaine pouvant garantir la protection et la libre circulation de personnes et des biens. Ainsi naissait les "Antis balaka" agissant dans la ligne du droit de la résistance à l’oppression institutionnalisé, même si quelquefois il y’a de dérapages. Car sans l’action des antis balaka, Djotodia et sa cacique seraient restés au pouvoir et de perpétrer leurs forfaits et autres meurtres ignobles. La recrudescence des attaques attribués aux antis balaka a acculé les pères géniteurs et complices de la parodie d’accord de Libreville de plier l’échine, poussant Djotodia et sa camarilla à la porte petite de sortie. Ce que la Présidente de la transition a ignoré pour ne s’acoquiner encore qu’avec les séléka comme Djono ABA et autres thuriféraires sanguinaires à qui on confie encore de postes ministériels conséquents ignorant les vrais acteurs et figures de proues de ce changement. A fortiori, on colmate toute sorte de scénario pour intenter une poursuite judiciaire contre les antis balaka comme auteurs des exactions. C’est là où le paradoxe s’installe. C’est là le prochain goulot d’étranglement. Alors qu’au moment des faits, tous les leaders politiques se sont terrés et vivaient en ermitage total au risque de ne pas susciter le courroux du seigneur de guerre Djotodia. A contrario, un leader comme martin Ziguélé, inondait les médias pour faire l’éloge macabre en disant dans les colonnes de l’hebdomadaire Afrique infos que: "Djotodia est le miroir du peuple centrafricain". En vertu de l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui stipule que: "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi", nous allons donc nous battre héroïquement pour dénoncer l’injustice, le traitement cruel et abject dont est victime le peuple centrafricain. Nous jouissons de mêmes droits comme les peuples des autres nations. Il est temps de dérouler le rouleau compresseur et de montrer aux autres que nous sommes des gens instruits contrairement à l’idée qui se fait de nous. NOTRE PATRIE EST EN DANGER. LA SELEKA EST UNE PESTE, UN VIRUS MORTEL POUR LA SOUS RÉGION D’AFRIQUE CENTRALE ET L’AFRIQUE EN GÉNÉRAL. LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE NE DOIT PLUS RETOMBER DANS LES MÊMES ERREURS DE L’HISTOIRE. ELLE NE DOIT PAS PRENDRE DES VESSIES POUR DES LANTERNES.IL FAUT GRATTER LA SELEKA AVEC UNE BROSSE EN ACIER ET NON DE LES CARESSER DANS LE SENS DU POILS. LE GLAS A SONNE. ET MÊME LES COMPLICES POLITICARDS AMIS DE SELEKA SE MORFONDENT AUJOURD’HUI DANS LEUR CERCLE CLOS, REGRETTANT LEUR FÉLONIE. LES DES SONT JETÉS ET NOUS LES ATTENDONS AU PROCHAIN TOURNANT. LES CENTRAFRICAINS NE SONT PLUS LES DINDONS DE LA FARCE, ILS VONT DÉSORMAIS PRENDRE EN MAIN LEUR DESTIN EN DÉPIT DES DIFFÉRENCES IDÉOLOGIQUES OU POLITIQUES PUISQUE LA RCA EST UNE ET INDIVISIBLE.

Le 01 Février 2014

PAR Mathurin DEMOZO-SANIFEÏ

 

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Published by Evariste Koné D. - dans Opinions
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