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Groupe de Reflexion et d'Action pour le Tchad
"Un blog Indépendant qui va au délà de l'actualité"

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Merci à notre ami et confrère ABDU DIA qui a assuré l’intérim pendant notre absence…

Merci aussi à Melle Geraldine Faye pour ses contributions et son appui à Abdu DIA.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:07
Tchad : le Procureur va tenter de « retrouver » les militaires disparus

Où est donc ce Ministre qui, au nom du gouvernement tentait de nous convaincre, de nous mentir que les militaires étaient en mission ? Plus d’un mois après les faits, les disparus du 10 avril n’ont toujours pas été retrouvés. Entre inquiétude et espoir, les familles des victimes, les militants des droits de l’Homme et l’opinion internationale ne veulent rien lâcher. Le mensonge, même sortant de la bouche d'un personnage nanti des pouvoirs constitutionnels, reste un mensonge et pour les cas des crimes aussi crapuleux et flagrants, comme les militaires mystérieusement disparus, les démentis du pouvoir et l’acte du Procureur sont des aveux.

Le procureur de la République, tente ainsi un ultime rafistolage afin d’effacer une partie des pages noires de ce gouvernement en annonçant l’ouverture d’une enquête… Mais pour quel résultat ? De la poudre aux yeux ? Wait and see !

Au total, selon l’opposition, quarante-sept (47) militaires, qui n’auraient pas voté pour le pouvoir lors de l'élection présidentielle à N'Djamena, sont portés disparus.

Dans des propos récents du Ministre de la sécurité, qui sont loin d'être ceux d'un responsable de la sécurité, les tchadiens ont noté avec douleur, un cynisme choquant, un développement vulgaire et toute absence de compassion, pour les familles éprouvées et même un mépris insultant pour la mémoire de ces citoyens dont, au regard de sa mission constitutionnelle, il devait défendre la vie.

Le déchaînement médiatique orchestré par le pouvoir pour nier les faits et proférer des menaces contre les Organisations de Défense des Droits Humains et les parents sont expressives de la culpabilité du Pouvoir.

Que fera objectivement un Procureur de la République au Tchad ? La justice de notre pays est malheureusement logée dans la poche du pouvoir. Le pouvoir veut faire de nos Magistrats dont beaucoup sont des cadres émérites et des patriotes convaincus, les complices d'un régime de crimes, de détournements et d'enrichissement personnel. Alors que par ces crimes et autres actes, il a violé de façon flagrante la Constitution. Il a trahi le Serment constitutionnel et le Peuple tout entier en créant des clivages et en cultivant des divisions artificielles et des rancœurs graves.

Le Pouvoir actuel, de tout ce qui précède, est actuellement inapte politiquement, moralement et socialement à traiter cette affaire grave, moins encore à accepter une justice équitable. Sa compromission est trop forte dans toutes les "Affaires" qui préoccupent le Peuple aujourd'hui… M. le Procureur, courage et tentez de faire mieux que le Ministre Ahamat Mahamat Bachir… Faire mieux, c’est simplement nous dire où sont ces militaires ? Je ne crois pas que ce soit trop vous demander !

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 09:56
Accusé d’avoir insulté la mère de Déby, Honoré a vu l’enfer à Laï

A en croire certaines sources, la torture est une pratique qui serait régulière dans la brigade et le commissariat de Laï (au Sud du Tchad)… Laï, C’est aussi la capitale de la torture car sa prison est célèbre depuis Ngarta. On y pratique même le tournoi des tortures en permanence et nombreux sont les citoyens qui n’y sont pas revenus à cause des traitements subis. L’une des victimes Mon-Almbaye Honoré (Photo), fils de Dolengar Felix et de Merci Henriette, a été arrêté par les gendarmes le 30 avril dans le quartier 15 ans 1. Accusé d’avoir insulté la mère du Président Déby, il a été torturé, bastonné et brûlé. Les blessures au dos montrent à suffisance les sévices infligés à Mon-Almbaye, les méthodes de tortures et la gravité de son état. Libéré le 7 mai après ces traitements cruels, inhumains et dégradants, son état nécessite des soins appropriés dans un centre spécialisé.

Le recours systématique à la torture n'a pu être possible qu'en raison de l'absence totale d'un pouvoir judiciaire indépendant.

Les victimes de la torture n'ont aucun recours. Leurs plaintes n'aboutissent pas parce que les magistrats tchadiens n'ont pas l'indépendance nécessaire pour conduire des investigations dans des affaires mettant en cause les forces de l'ordre. Certains dossiers judiciaires se règlent non pas dans les prétoires mais à la présidence de la République ou au Ministère de la séurité.

Au Tchad, même sous le régime de Déby, les actes de torture sont monnaie courante dans les lieux de détention officiels ou secrets. Et tenter de dénoncer ces pratiques est un exercice extrêmement périlleux : ceux qui ont le courage d'élever la voix n'ont de salut que dans l'exil. Alors que les chefs des tortionnaires sont récompensés par des promotions.

« L’enfer, c’est la prison et la brigade de Laï » serait le titre d’un film à tourner avec Mon-Almbaye Honoré.

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 11:46
Tchad : le régime MPS torture et tue à « guichet fermé »

« Bienvenue en enfer » serait le titre d’un film que la police politique du Tchad tourne en ce moment avec les militants de la CTPD. Enlevés depuis le 21 et torturés dans le secret du parti et du pouvoir, certains introuvables, d’autres réapparaissent dans de piteux états… L’enfer c’est bien au Tchad et sous le régime MPS. « La torture fait tellement partie du système de maintien de l’ordre au Tchad que de nombreux postes de police disposent d’un agent officieusement désigné comme chargé de torture »

L’histoire politique du Tchad a longtemps été émaillée de violences, particulièrement sous le régime du parti unique de Hisseine Habré, de 1982 jusqu’à sa honteuse fuite en 1990. Juste après s fuite, son ancien collaborateur, Idriss Déby, s’était autoproclamé par les armes Chef d’Etat avec l’appui de la France et du Soudan.

En dépit d’une démocratie boiteuse installée en 1990, le Tchad reste un pays fortement centralisé, où le MPS maintient un contrôle important sur l’ensemble des rouages de l’État. Ainsi, le processus démocratique amorcé au Tchad peine aujourd’hui à se concrétiser et le régime, afin d’assurer son hégémonie, n’hésite pas à museler, torturer et tuer la presse, l’opposition et les organisations de défense des droits de l’homme.

Les forces dites de sécurité et la police politique (ANS) font régulièrement un usage excessif de la force contre les manifestants ou les opposants. Mr Dionadji Dionheur, membre du bureau exécutif du parti CTPD enlevé le 21 avril par les agents de sécurité a été victime de torture et autres actes inhumains. Admis en ce moment aux urgences, il peine à s’exprimer et à se déplacer. Le dos tailladé, il est sujet à des douleurs intenses. L’éventail des techniques utilisées pour torturer est effrayant et comprend les reliquats de la DDS de Hisseine Habré. D’autres victimes sont recherchées par les familles. Alerte !

« Dans tout le pays, l’ampleur et la gravité des tortures infligées aux hommes politique de l’opposition et de la société civile, par les autorités censées les protéger sont insoutenables même pour les observateurs des droits humains les plus endurcis".

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 19:19
La petite Yanlome Esther ne votera jamais, tuée par les militants du MPS.

( Photo : Yanlome sur le lit de l’hôpital)/. Quand les militants d’un parti au pouvoir, le MPS, violent les filles avant les élections, volent les élections et tuent une fille après les résultats !

Les militants du MPS ont tiré sur la petite, deux balles qui ont mis fin à sa vie. Cela s’ajoute à un bilan déjà sanglant avant et après les élections. La mort de la petite Yanlome est déplorable et ne doit pas rester impunie. Déployer des forces de sécurité, armer les militants, qui ouvrent de manière arbitraire le feu sur une population constitue un mépris flagrant pour la vie humaine et une violation du droit international.

Une enquête impartiale et des poursuites devant un tribunal ordinaire doivent être menées. Des mesures pour fournir réparation et toute autre assistance aux victimes doivent également être prises ». Des blessés ont été observés et confirmés par d’autres sources. Meurdé

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 15:10
Affaire Mimi Touré/Hissein Habré – La Cour d’appel s’y penche

Le feuilleton Aminata Touré-Hissein Habré est loin de livrer toutes ses épisodes. Aujourd’hui, sauf changement de dernière minute, cette affaire qui oppose l’ancien ministre sénégalais de la Justice, Aminata Touré à Hissein Habré, ex-Président du Tchad sera encore devant la barre de la Cour d’appel.

Aminata Touré, en tant que ministre en charge de la justice du Sénégal est accusée de «faux» pour avoir signé le document portant création des Chambres africaines extraordinaires (Cae).

Selon l’Enquête qui a donné cette information, Mme Touré avait été traduite en justice par l’ancien Président tchadien auprès du tribunal correctionnel de Dakar qui s’était déclaré incompétent pour juger Aminata Touré du fait de l’immunité juridictionnelle dont elle jouissait.

Débouté, Hissein Habré a fait appel de la décision du juge de première instance. Pour Me Djiby Diallo, l’avocat de l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat, cette procédure n’a pour but que de nuire politiquement à sa cliente.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 09:26
Elections au Tchad : qui va empêcher Déby de gagner par fraude au 1er tour?

« Ceux qui ont le courage et la stratégie de le faire sont en prison » nous répond M. Sylvestre Moryngar.

Ce n’est pas une première au Tchad que le système « Déby » lorsqu’il panique, kidnappe toutes personnes dont les opinions sont différentes et alternatives. Comme ce n’est pas le cas de nombreuses personnalités dites de « l’opposition » et compte tenu des accords secrets qui les lient, les dits « opposants » ne sont pas inquiétés. Mais lorsqu’il s’agit de personnalités intègres, démocrates, aspirant à une justice égale pour tous et une vérité des urnes, alors le pouvoir sévit avec toute la brutalité, toute l’injustice qu’on lui connaît et surtout en toute catimini. C’est ainsi que sans préavis et en tout non-respect des lois en vigueur, Idriss Déby Itno et son Ministre de la Sécurité Publique ont kidnappé et emprisonné les membres les plus courageux de la société civile… Ceux qui seraient capables de l’empêcher non seulement de dormir mais de dérouler son plan de fraude. Par cette arrestation « laconique », le pouvoir vient de démontrer sa LÂCHETÉ à ceux qui en douteraient encore, surtout ses partenaires occidentaux.

Cette arrestation hors-la-loi s’est faite sous la responsabilité du ministre Ahmat Mahamat Bachir, semble-t-il le plus « haï » par le peuple. Mais l’arbitraire, la violence, l’abus de tous genres et les formations offerts par les Occidentaux et la France en particulier a permis l’irréparable. Ce sont les « militaires » et autres forces occultes dites de sécurité qui « commandent » les civils. Ces militaires sont eux-mêmes des « larbins » d’un réseau occidentalisé de vendeurs d’armes et de commerçants qui n’hésitent pas à assurer les commissions importantes aux « larbins » locaux afin que tout le système perdure le plus longtemps possible. Pour ce faire, il faut d’abord et avant tout assurer la « contre-vérité des urnes » et s’assurer que les dits « opposants » aient leur place dans le dispositif, en légitimant le système en place. Alors puisque certains « opposants » ne sont plus que des « larbins » dans l’architecture du système, il fallait s’attaquer aux démocrates, surtout ceux qui jouissent d’une réelle popularité et qui n’ont à leur actif, aucune « casserole » et ne sont impliquées dans aucune des « compromissions embarrassantes».

Alors une fois, le feu « vert » obtenu de Idriss Deby, – avec ou contre son gré -, l’opération qui doit être menée ne s’embarrassent pas des précautions d’usage, encore moins de respecter les règles internationales, régionales ou nationales. Paradoxalement, chaque fois que ces opérations hors-la-loi ont lieu, c’est quasi-systématiquement l’actuel ministre de la Sécurité Publique, celui-là qui doit être internationalement inscrit sur les listes de ceux qui pourront un jour rendre compte de leurs actes devant la Cour pénal international ou son équivalent africain, qui revient. En attendant que la justice se fasse publiquement devant le peuple et que la vérité triomphe, il faut bien constater que celui qui décide en dernier ressort n’est peut-être pas Déby mais bien celui qui auraient à son actif de nombreuses exactions, délits et crimes que les organisations internationales de la société civile mais aussi des services secrets de pays occidentaux ont rassemblé et continuent de rassembler pour faciliter l’instruction du futur dossier à la Cour pénale internationale.

En l’espèce, c’est bien le nom du Ministre de la Sécurité Publique, qui revient en recoupant toutes les informations. Aussi, qu’il soit le plus détesté ou haï, l’essentiel est qu’il contribue à maintenir le régime en place par la force et la brutalité, puisque le silence coupable des chancelleries occidentales, ne font que l’encourager. Il ne se prive pas d’ailleurs d’en abuser, comme on vient de le constater à nouveau avec l’enlèvement des membres de la société civile.

Depuis qu’il a été « décrété » ministre, sans que l’on sache si la décision vient de M. Idriss Déby Itno ou d’autres groupes de pressions militaro-civils qui tiennent le Président en otage afin de mieux légalement exercer le non-droit, Ahmat Mahamat Bâchir semble s’être spécialisé dans le kidnapping des citoyens. Il ne faut toutefois pas oublier des nombreuses exactions au plan national qui sont restées sans enquêtes dignes de ce nom et impunies à ce jour. Personne n’a oublié les coups d’éclats avec des morts à la clé où sous la responsabilité de ce ministre, les forces dites de l’ordre ont « tiré d’abord » sur la population, puis « réfléchissent » après… L’impunité institutionnalisée au Tchad et plus particulièrement pour ceux qui font partie des cercles restreints de Ahmat Mahamat Bâchir et plus élargis de Déby permet à ces « individus » de dormir en paix.

Au Tchad, la justice appartient à ceux qui ont les armes et le pouvoir. La liste des personnes victimes des abus de droit et de pouvoir du système actuel serait trop longue à énumérer. Mais la liste du seul Ministre Ahmat Mahamat Bâchir et opérant sur des présomptions et refusant la présomption d’innocence à tous citoyens tchadien peut remplir un livre de poche. Meurdé M.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 11:41
Habré porte plainte contre l’ex Ministre de la Justice du Sénégal

LES AVOCATS DE Mme Aminata Touré PARLENT «D’ACHARNEMENT JUDICIAIRE»/.

L’ex ministre de la Justice, Mme Aminata Touré est convoquée par la Cour d’Appel le 19 avril prochain. Les avocats du Président Habré qui donnent l’information dans un communiqué en date du 2 avril, poursuivent l’ex Garde des Sceaux, pour « faux et usage de faux », pour avoir signé à la place du ministre des Affaires étrangère l'Accord portant création des Chambres Africaines Extraordinaires conclu entre le Sénégal et l'UA». Les avocats de Mme Aminata Touré contre-attaquent dans un communiqué daté du 3 avril en parlant « d’acharnement judiciaire aux objectifs inavoués ». Pour eux, les conseils de Habré « ont perdu en première instance. Nul doute qu'ils succomberont aussi en appel. Voilà ce que recouvre cette campagne de communication aux fins obscures des avocats-"boycotteurs" du procès Hissein Habré»

Les avocats du Président Habré informent, dans un communiqué en date du 02 avril, «l'opinion que la plainte déposée contre Mme Aminata Touré à l'époque Ministre de la justice pour faux et usage de faux sera examinée par la Cour d'Appel le lundi 18 Avril 2016 ».

La source de rappeler que « cette affaire portait sur une question capitale liée à la signature de l'Accord portant création des Chambres Africaines Extraordinaires conclu entre le Sénégal et l'UA ».

Les avocats du Président Habré accusent «Mme Aminata Touré, ministre de la justice avait signé cet Accord international alors qu'elle n'en avait pas la compétence dans la mesure où la Constitution Sénégalaise attribuait cette compétence au Ministre des Affaires Étrangères, à l'époque M Alioune Badara Cissé, et ce par délégation de pouvoir du Président de la République».

A la suite de la plainte des avocats d’Habré, «en première instance, le Tribunal se déclara incompétent en disant que Mme Aminata Touré était passible de la Haute Cour de justice »

Mais la Cour d'Appel, selon la source, «vient de lui donner un nouveau souffle en s'y penchant le lundi 18 Avril 2016 », en « rappeler à Mme Aminata Touré qu'elle reste toujours dans les filets de la justice ».

Mais la réponse des avocats de l’ex Premier ministre, Mme Aminata Touré ne tardera pas. Ils s’étonnent du f ait que les conseils du Président Habré «qui ont boycotté son procès trouvent du temps pour poursuivre leur plainte fantaisiste contre Aminata Touré, ancien Ministre de la Justice». Ils parlent « d’acharnement judiciaire aux objectifs inavoués, ils ont perdu en première instance. Nul doute qu'ils succomberont aussi en appel. Voilà ce que recouvre cette campagne de communication aux fins obscures des avocats-"boycotteurs" du procès Hissein Habré », fait remarquer le communiqué.

Les conseils de l’ex ministre de la Justice, rappellent qu’en 2014, «les avocats de Hissein Habré ont accusé de manière tout à fait fantaisiste Dr. Aminata Touré d’avoir permis durant l'exercice de ses fonctions de ministre de la Justice la création des Chambres Africaines Extraordinaires par la fabrication et l’usage d’un faux document ». Et d’ajouter : «Document qui aurait surpris et la volonté du Gouvernement du Sénégal et celle de l’Union Africaine qui ont pourtant conjointement décidé d'organiser le procès de Hissein Habré. » Pour cela n’a pas empêché la tenue du procès et dont le délibéré est attendu depuis le 11 février 2016. «Désormais devenus une cellule de communication dont les objectifs restent obscures, les mêmes avocats qui ont boycotté la salle d’audience des Chambres Africaines Extraordinaires ont tout de même soutenu leur plainte contre l'ancienne Garde des Sceaux. Ils sont donc plus préoccupés à poursuivre Dr. Aminata Touré qui exerçait sa mission de ministre de la justice que de défendre leur client Hissein Habré accusé du massacre de dizaines milliers de tchadiens », lit-on dans le communiqué

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 08:00
Habré porte plainte contre l’ancien Premier Ministre du Sénégal pour faux

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les avocats de madame Aminata Touré, ancien ministre de la Justice et ancien Premier Ministre ont réagi sur ce qu’ils appellent la «plainte fantaisiste» des avocats de l’ancien président tchadien, Hissein Habré en s’étonnant qu’ils aient encore du temps à perdre.

«Bizarrement, les avocats de Hissein Habré qui ont boycotté son procès trouvent du temps pour poursuivre leur plainte fantaisiste contre Aminata Touré, ancien Ministre de la Justice» lit-on dans le communiqué qui poursuit : «En 2014, les avocats de Hissein Habré ont accusé de manière tout à fait fantaisiste Dr. Aminata Touré d’avoir permis durant l'exercice de ses fonctions de ministre de la Justice la création des Chambres Africaines Extraordinaires par la fabrication et l’usage d’un faux document. Document qui aurait surpris et la volonté du Gouvernement du Sénégal et celle de l’Union Africaine qui ont pourtant conjointement décidé d'organiser le procès de Hissein Habré. Rien que ça! Cette invention fut annoncée comme l’arme fatale pour invalider la légalité des Chambres Africaines Extraordinaires et empêcher le déroulement de sa mission. Aujourd’hui, le procès organisé par les Chambres Africaines Extraordinaires pour juger des crimes de Hissein Habré s’est bel et bien tenu. Le procès est achevé et son délibéré est attendu depuis le 11 février 2016 ».

Selon les avocats de Mimi Touré, le pool d’avocats constitué pour défendre Habré est devenu désormais «une cellule de communication dont les objectifs restent obscures.». Selon eux, ces avocats «qui ont boycotté la salle d’audience des Chambres Africaines Extraordinaires ont tout de même soutenu leur plainte contre l'ancienne Garde des Sceaux. Ils sont donc plus préoccupés à poursuivre Dr. Aminata Touré qui exerçait sa mission de ministre de la justice que de défendre leur client Hissein Habré accusé du massacre de dizaines milliers de Tchadiens»

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:55
Répression de la société civile au Tchad : la France ne doit pas être complice ! (EELV)

Durement touché par les attentats terroristes l’année dernière, le Tchad connaît depuis plusieurs mois une vague de protestations politiques sans précédent. Après plusieurs manifestations étudiantes sévèrement réprimées par le gouvernement, le pays s’est embrasé en février 2016 après la médiatisation du viol collectif d’une jeune fille, Zouhoura, par un groupe de jeunes issus de la haute société tchadienne.

Les manifestations ont culminé le 26 février avec le succès de l’opération ville-morte, à Ndjamena. Cette mobilisation a coïncidé avec l’annonce de la candidature d’Idriss Déby à un cinquième mandat présidentiel, après 26 ans de pouvoir. Les élections sont prévues le 10 avril prochain. Exaspérée par la multiplication d’abus manifestes remettant en cause la crédibilité et la transparence du processus électoral, la société civile tchadienne a appelé à plusieurs actions pacifiques visant à garantir les conditions d’une alternance démocratique.

En réponse, les forces de police ont procédé à l’arrestation systématique des leaders de la société civile, au rang desquels figurent notamment Céline Narmadji, porte-parole de la coalition Citoyenne « Trop c’est Trop”, Mahamat Nour Ibedou, président du mouvement “Ca Suffit”, Younous Mahadjir, président de l’Union des syndicats du Tchad (UST), Nadjo Kaina Palmer, leader du mouvement Lyina (“on est fatigué”, en arabe local) et tant d’autres.

Ces arrestations visent à décimer toutes les organisations de la société civile tchadienne, à la veille d’un scrutin verrouillé par le clan d’Idriss Déby, comme en témoigne la suspension de sa campagne présidentielle par le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, qui demande leur libération immédiate.

Dans ce contexte, la France et l’Union Européenne se montrent particulièrement frileuses et silencieuses. Avec l’opération Barkhane, le François Hollande n’a cessé de renforcer la présence militaire française au Tchad, affichant un soutien sans faille à l’armée d’Idriss Déby, au nom de la lutte anti-terroriste. Médiapart a récemment publié un document confidentiel d’un service du Premier ministre français selon lequel la coopération militaire avec le Tchad, notamment pour lutter contre les groupes terroristes de la région, doit primer sur tout le reste, y compris sur les droits fondamentaux du peuple tchadien.

Face à cette alliance de fer, la société civile tchadienne tente d’autres voies diplomatiques. La coalition Trop c’est trop, qui fédère de nombreuses associations et syndicats tchadiens, a notamment déposé l’année dernière plusieurs demandes d’audience auprès de la délégation de l’Union Européenne. Sans réponse à ce jour.

Les sociétés civiles d’Afrique n’ont aujourd’hui pas d’autre choix que la fuite en avant sécuritaire face aux attaques terroristes aveugles. Cette fuite en avant n’est pas la bonne réponse, non seulement pour faire face à la radicalisation terroriste, mais aussi devant la situation écologique préoccupante du lac Tchad et des régions pétrolifères. Ces régions sont devenues des terres d’élection pour la complicité du clan Déby avec les compagnies étrangères, comme pour la prolifération de Boko Haram. Europe Ecologie Les Verts (EELV) demande :

La libération immédiate de tous les membres de la société civile détenus arbitrairement par le pouvoir tchadien.

L’activation en urgence de l’Instrument pour la démocratie et les droits de l’Homme de l’Union Européenne (IEDDH), afin de soutenir la société civile et contribuer au développement ainsi qu’à la consolidation de l’Etat de droit au Tchad

La mise en place d’observateurs internationaux et de tout dispositif concourant à garantir la transparence et la sincérité du scrutin présidentiel

Une enquête parlementaire (France/UE) sur les accords de coopération militaire, policière, et judiciaire du Tchad avec la France et l’UE

Les populations africaines n’ont pas à subir les conséquences désastreuses et dramatiques de notre choix d’une politique du tout sécuritaire vouée à l’échec : la démocratie, l’Etat de droit et un développement soutenable et durable dans les pays africains, et notamment au Tchad, seront les meilleurs remparts contre le terrorisme, partout.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:55
Crimes commis au Tchad : Me Gningue dégage la responsabilité de Habré

Les avocats commis d’office ont fait leur job. Tenant bien leur rôle, ils ont démonté les failles du dossier accablant leur client qu’ils ne voient pas comme responsable des crimes commis durant son magistère. C’est pourquoi ils ont demandé l’acquittement en estimant qu’il n’est pas coupable des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et actes de torture.

Me Abdou Gningue ne partage pas la responsabilité pénale prêtée à son client par les parties civiles et le Parquet général. Pour lui, Hissein Habré n’est pas responsable des actes pour lesquels il est attrait devant les Chambres africaines extraordinaires. Selon Me Gningue qui a pris la parole à la suite de Me Balal, l’ancien Président du Tchad n’était pas le commanditaire des actes posés par les agents de la Dds encore moins le supérieur hiérarchique de cette structure. A l’en croire, il a pris un décret comme cela se fait dans tous les pays pour créer la Dds dont la tutelle relève du ministère de l’Intérieur. Il invoque l’article 19 qui place la Dds sous la tutelle du ministère de l’Intérieur par une délégation permanente. «En dépit de tout ce qu’on veut faire croire, Habré n’est pas responsable de ces crimes», remarque l’avocat selon qui «devant ces éléments de droit, on a tenté de les substituer par des éléments subjectifs et factuels en disant Habré ici, là et partout». «Est-ce qu’on peut se fonder sur une chanson populaire pour impliquer la responsabilité de Habré ?», se demande-t-il. Il dit au juge : «Je sais que vous ne fonderez pas de motif sur cette chanson.»

L’autre insuffisance relevée par l’avocat est relative à la fluidité de la chaîne de commandement. A ce propos, indique Me Gningue, le sieur Banguina Kassala a fait état d’un élément fondamental riche en enseignements. «Il dit avoir eu des ennuis avec ses supérieurs hiérarchiques, car il avait tenté de dénoncer les massacres perpétrés dans une localité. Il a failli être tué. Un autre témoin a dit que Habré ne voulait pas de l’escalade de guerre au sud en soutenant : ‘’Je peux le confirmer’’», a dit l’avocat selon qui «beaucoup de pièces qui ont été rapportées ont été touchées voire même violées». L’expert qui avait comparu avait dit que seules deux annotations pouvaient ressembler aux écritures de Habré. Suffisant pour lui de demander au juge d’acquitter leur client. lequotidien.sn

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