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Groupe de Reflexion et d'Action pour le Tchad
"Un blog Indépendant qui va au délà de l'actualité"

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Merci à notre ami et confrère ABDU DIA qui a assuré l’intérim pendant notre absence…

Merci aussi à Melle Geraldine Faye pour ses contributions et son appui à Abdu DIA.

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 11:13
Tchad: Arrestation à Tanger, d’un tchadien présumé militant de Daesh

Les autorités marocaines ont indiqué que le ressortissant tchadien, a reçu des instructions venant de l'organisation État islamique.

Un ressortissant tchadien a été arrêté ce vendredi à Tanger, rapporte le ministère marocain de l’intérieur dans un communiqué.

La tchadien qui serait au Maroc depuis le 4 mai, est accusé d’avoir reçu des instructions de la part l’organisation de l’Etat Islamique.

Il aurait été chargé, de recruter et de former, des cellules dormantes composées de marocains et d’Algériens, proches de Daesh en vue de commettre des attentats ciblant des missions diplomatiques et des sites touristiques, sur le sol chérifien, plus précisément dans la région de l’Oriental.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 07:51
Le silence de la France sur le sort des militaires tchadiens disparus

N’Djamena, capitale du Tchad, est devenue une ville très fréquentée par les politiques français. Fin avril, Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate à la primaire de la droite et du centre qui entreprenait un déplacement de quatre jours auprès de l’armée française, est passée par le Tchad pour une « plongée au cœur du dispositif Barkhane », l’opération française chargée de lutter contre les groupes armés djihadistes dans la bande sahélo-saharienne.

Quelques jours plus tard, c’était au tour du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, de faire une halte à N’Djamena au cours d’un voyage de trois jours sur le continent. Il s’est entretenu en tête à tête avec Idriss Déby, le président qui vient d’être réélu au cours d’une élection contestée.

L’ancienne ville-garnison créée au début du XXe siècle par les militaires français qui ont colonisé le Tchad n’a jamais cessé d’être une zone stratégique pour les Français. Les opérations extérieures se sont succédé quasiment sans interruption depuis l’indépendance du pays. Aujourd’hui, le Tchad est le principal allié de la France dans la région et Idriss Déby dispose de soutiens importants à Paris, notamment dans les milieux militaires.

Partis en mission… sans prévenir

L’armée tchadienne est une armée à deux vitesses. D’un côté, des corps d’élite qui se battent au Mali contre Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et ses affidés et dans le bassin du lac Tchad contre Boko Haram. Cette armée bien équipée et bien entraînée bénéficie d’importants financements de la France et des Etats-Unis, qui ferment les yeux sur ses pratiques brutales et sa composition, essentiellement des proches du président Déby. De l’autre, il existe une armée qui dispose de peu de moyens et dont le recrutement est plus divers du point de vue de l’origine ethnique et des positions politiques.

Si les Français estiment les militaires engagés au Mali et au lac Tchad, ils ne se soucient guère du sort des « autres » militaires, ceux qui ont eu le mauvais goût de ne pas voter pour le président Idriss Déby lors de l’élection du 9 avril, et dont on est sans nouvelles depuis.

Depuis un mois, les organisations de défense des droits humains, notamment la Ligue tchadienne des droits de l’homme et Amnesty International, ont alerté sur la « disparition » de militaires, de gendarmes et de policiers. Ils seraient au moins vingt-trois. Quatre personnes ont été présentées à la télévision nationale comme preuve qu’elles sont encore en vie, mais leurs proches ignorent où elles se trouvent et quand elles reviendront.

A propos des autres militaires présumés disparus, le ministère de la sécurité a répondu aux familles inquiètes qu’ils étaient partis en mission sans prévenir leurs proches. Une déclaration qui n’a rien de rassurant.

Impunité du pouvoir

Les proches des militaires sont d’autant plus inquiets que ce ne serait pas la première fois que des militaires et des civils seraient victimes de « disparitions forcées ». Il y a dix ans, début avril 2006, des militaires tchadiens soupçonnés de sympathie pour le mouvement rebelle qui s’apprêtait alors à attaquer la capitale ont été arrêtés et n’ont jamais reparu. Un peu moins de deux ans plus tard, c’était au tour de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh d’être victime d’une disparition forcée.

Le Tchad est-il en train de renouer avec les assassinats et les disparitions forcées ? Si les militaires et policiers arrêtés n’ont pas disparu, comme le prétend le pouvoir, où sont-ils ? Comment sont-ils traités ? Quand réapparaîtront-ils ?

S’ils ont effectivement disparu, les alliés du Tchad pourront-ils encore faire comme s’ils ne savaient rien ? L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Samantha Power, a évoqué le sujet lors d’une rencontre avec le président Déby à N’Djamena.

Côté français, aucune déclaration publique. Le silence de la France de François Hollande s’inscrit dans une histoire longue d’alliances avec les hommes forts du Tchad. Si ce silence dure, on aura une nouvelle confirmation que la « guerre contre le terrorisme » a un coût élevé pour les Tchadiens et les Tchadiennes, militaires et civils, qui font les frais de l’impunité du pouvoir. newastv.com/actualite/actualite/politique

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 20:26
L’armée ouvre le feu à Léré : un mort et une dizaine de blessés

(Photo illustrative)/. Morts et blessés à balles réelles, arrestations, maisons détruites, obstruction à l’exercice des libertés d’expression et au droit de manifestation publique des membres de l’opposition. C’est le bilan d’une folle journée entre militaires et militants de l’opposition, autrement dit entre moundang du MPS et moundang de l’opposition à Léré. Les moundang sont désormais artificiellement divisés entre le MPS et l’opposition à partir d’une lecture manipulée de leurs mentors politiques

Le gouvernement a eu recours à une force illégale et excessive pour réprimer les manifestations qui ont eu lieu ce matin. Plusieurs jeunes militants de l’opposition, surtout de l’UNDR ont été tués ou blessés dans les échauffourées qui les ont opposés aux militaires. A l’origine de cette situation : le respect de la ville morte déclarée par l’opposition ce jeudi, ont indiqué des sources concordantes à Pala et à Léré

Depuis le matin, des pelotons de policiers et de militaires tout caparaçonnés quadrillaient la ville, contrôlant les véhicules et les piétons à l’entrée de la commune. Objectif : empêcher tout rassemblement et surtout la jonction annoncée avec les partisans des autres partis de l’opposition.

Pris de colère, d’autres jeunes militants sont partis saccager la maison de M. Padaré et le Lycée. Ils ont détruit et emporté plusieurs biens, selon des témoins.

Appelés à rétablir l’ordre, les militaires de Léré et les renforts venus de Pala se sont mis à lancer des bombes lacrymogènes et à tirer à balles réelles, obligeant les habitants de la ville à se terrer chez eux, paralysant ainsi toutes les activités dans ce périmètre.

Les jeunes, qui tenaient à la libération de leurs collègues, ont bravé l’armée en lançant des pierres. Dans ces échauffourées, on a noté un mort, plusieurs blessés graves et des biens saccagés.

Le pouvoir MPS continue de tribaliser. Pas seulement dans les interactions entre citoyens, ce qui serait un mal mineur, mais, pis, au niveau institutionnel. L’exclusion ou l’inclusion sociale sur fond d’identité politique sont érigées en mode de gouvernance des domaines publics. Les forces politiques, qu’elles soient du pouvoir ou de l’opposition, le savent. Les populations le vivent. Le malaise est évident, généralisé et envahissant. Certains le disent tout bas, les autres le taisent, partout c’est la démission ou la résignation. Nul n’a le courage citoyen ou politique d’attaquer le mal à sa source, de l’indexer publiquement, d’afficher une position politique claire à la mesure des incidences gravissimes que ce dernier a sur l’équilibre sociopolitique de la zone, ou d’adopter des stratégies et les mesures conséquentes pour l’extirper définitivement du pays moundang. Peut-être espère-t-on capitaliser sournoisement une base politique ou sociologique facile sur le tas d’immondices. Les couches sociales, sans doute minoritaires, qui en bénéficient s’en accommodent tout en travaillant activement ou passivement pour sa pérennisation.

Quant à l’écrasante majorité des communautés victimes, elles la subissent dans la résignation espérant que la roue de l’histoire tourne assez vite en leur faveur. Les politiciens carriéristes, comme les Pahimi (l’ancien et le nouveau PM), Padaré et autre moundang de service, pour leur part, comme des vautours enragés et assoiffés de chair, sont tous si occupés à disputer le fauteuil au sommet qu’ils ne se préoccupent ni des leviers socio politique qui le sous-tendent ni du podium sur lequel il est posé.

Les élites budgétivores locales, dans les sphères socio-économiques ne sont pas du reste, qui le relayent et l’amplifient par la manipulation de la base, le petit peuple crétinisé, victime consentante et ignorante du lourd tribu des querelles intestines stériles sur l’autel duquel est sacrifié l’essentiel : l’unité des moundang.

Il est grand temps que des moundang , soucieux de l’avenir de leur zone se lèvent pour l’aiguillage du changement de trajectoire du train de leur frères et soeurs ; les désintoxiquer littéralement de l’opium politicien local par la dénonciation sans complaisance de la religion des disciples hypocrites du tribalisme qui ne profite qu’à la féodalité politique et à ses valets locaux, fossoyeur du l’unité.

Quand une maison est délabrée par la division, elle s’offre à des squatteurs de tout poil.

Octave TAINO, correspondant GRAT à Léré

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 05:22
Tchad, Congo-Brazzaville, Djibouti : le cercle vicieux des processus électoraux sans démocratie

Les chefs d’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 26 ans, congolais, Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 32 ans, djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 17 ans, avec sa famille depuis 39 ans, ont été « réélus », « sans surprise », au premier tour, selon les versions officielles. Vingt-six ans après la fin de la guerre froide et l’introduction du multipartisme, il reste convenu de faire comme si l’organisation d’élections était un critère suffisant de démocratie en se contentant d’émettre quelques réserves.

Ces trois chefs d’Etat n’ont pas été « réélus », et ils n’avaient d’ailleurs jamais été « élus » véritablement. Les régimes issus des partis uniques des années 80 se sont maintenus. En 2016 encore, les processus électoraux ont été détournés, comme les précédents. Le traitement de l’information au niveau international semble aussi « sans surprise », faute de considération pour les processus électoraux d’un point de vue technique. Les élections en dictature en Afrique sont toujours présentées selon la version de la communication officielle des Etats, en introduisant une seconde version apparemment dialectique mais reléguée au second rang, comme si en Afrique, la réalité du vote des électeurs, n’existait pas.

La nature du régime détermine la crédibilité du processus électoral. Mascarades électorales et dictature sont liées, comme processus électoraux corrects et démocratie sont liés. Il ne s’observe pas de présidentielles correctes en ‘dictature’, sans une ‘transition vers la démocratie’ préalable. Deux exceptions en 25 ans en Afrique, deux cas d’alternances acceptées par des ‘dictateurs’, le 7 décembre 2000 au Ghana, et, le 27 décembre 2002 au Kenya, le confirment. L’absence de processus électoraux corrects, entre autres, définit la dictature : si une élection correcte était organisée, le régime tomberait, sans pouvoir survivre à une alternance. La qualité des processus électoraux dépend beaucoup plus de la nature des régimes, que des données observables sur ces processus électoraux, mais, l’essentiel de ces processus électoraux se joue aussi en amont des scrutins en fonction du contexte. L’inversion finale du résultat d’une élection est la conséquence de l’ensemble d’un processus détourné.

Bien que la nature du régime, si elle est non-démocratique, ne permette pas en pratique d’atteindre une qualité de processus électoraux suffisante pour générer des alternances, la qualité partielle des processus électoraux détermine la suite d’un processus de démocratisation et l’évolution d’un équilibre de l’Etat de droit. Par exemple, la manière d’inverser le résultat de présidentielle, peut déterminer en partie le déroulement de législatives et un futur équilibre entre partis d’opposition. Un progrès dans la qualité des processus électoraux reste essentiel même en l’absence d’alternance. A ce niveau, les trois présidentielles affichent plus de régression que de progrès.

La qualité d’un processus électoral dépend de la nature du régime, d’un historique, du contexte et se juge en fonction de sa réalisation pratique, selon des étapes. Le 24 avril 2016, a eu aussi lieu en Guinée Équatoriale, un autre scrutin dans un contexte non-démocratique et ce scrutin a été boycotté par toutes les oppositions réelles, au contraire du boycott partiel qui a eu lieu à Djibouti. Le processus électoral équato-guinéen est en dessous de toute norme démocratique et ne donne pas lieu à interprétation sur une quelconque crédibilité. Les processus électoraux congolais, djiboutiens et tchadiens font, eux, l’objet d’une prise en compte dialectique.

Ces trois processus électoraux comportent des irrégularités qui participent à la modification de résultat final. Ils comportent un point commun principal, le trucage des résultats du premier tour, pour placer le président sortant au-dessus de 50%. Les présidents habitués des élections fraudés ne supportent pas les seconds tours qui risqueraient de les mettre face au regard des media et diplomates internationaux et face à la possibilité d’une normalisation du processus électoral.

En République du Congo, quatre jours après le scrutin du 20 mars, la nuit, le ministère de l’intérieur a indiqué un chiffre, 60,39%, qui n’était pas basé sur un comptage vérifiable. Internet a été coupé et tout a été fait pour empêcher l’opposition de rassembler les chiffres basés sur les Procès-verbaux, ce que la Coordination des Plateformes IDF et FROCAD a pu faire uniquement avec 80% des procès-verbaux le 2 avril, indiquant un résultat où Denis Sassou Nguesso est éliminé au premier tour[7]. Le 4 avril, la Cour constitutionnelle a donné un chiffre 60,19% sans preuve supplémentaire. En réalité, un résultat inversé a été imposé militairement, comme le résultat du référendum d’octobre 2015.

Au Tchad, après le premier tout le 10 avril, le 22 avril, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a annoncé un score de 61,56% au premier tour pour Idriss Déby confirmé à 59,92% le 4 mai par la Conseil constitutionnel. Selon les candidats de l’opposition, un maximum de fraudes se sont déroulées dans les régions du Nord: «disparition (puis bourrage) de centaines d’urnes et de milliers de procès-verbaux (puis trucage), … trafic de cartes d’électeurs »[8] qui s’ajoutent aux défauts du fichier électoral contenant mineurs et étrangers[9]. Dans les régions du Nord[10], les délégués de l’opposition ont été chassés par les militaires et le MPS. Les scores y ont été montés entre 92 et 95% malgré l’évidence de la défaite d’Idriss Déby dans certaines villes et régions. Au Sud, la population et les partis ont, en partie, réussi à empêcher les fraudes.

Le 29 avril, 5 candidats d’opposition parmi les principaux ont annoncé des résultats nationaux à partir des Procès-verbaux dans 9 régions : « Saleh Kebzabo (UNDR) : 33,15%, Laoukein Kourayo Mbaiherem (CTPD) : 25,82 %, Mahamat Ahmad Alhabo (PLD) : 14,89%, Idriss Deby Itno du MPS : 10,10 % », en précisant que si Idriss Déby avait 100% dans les 13 régions du Nord, alors en fonction des Procès verbaux au Sud, son score ne serait au maximum que de 42,12%[13]. Malgré de légers progrès dans le processus électoral, au niveau du fichier électoral, le processus électoral reste hors des normes démocratiques. Les cinq candidats ont en vain demandé l’annulation du vote au Conseil constitutionnel.

A Djibouti, le processus électoral avait été en amont presque détruit avec la mise à mort de l’Accord cadre dans l’attaque violente de l’opposition le 21 décembre 2016[14]. La coalition Union pour le Salut National (USN) empêchée de participer sous sa forme solidifiée lors des législatives de 2013 s’est divisée entre partisans du boycott et partisans d’une participation. Les législatives au niveau des Procès-verbaux avaient indiqué un faible électorat du président Guelleh. Le premier résultat de 86,68% puis le résultat indiqué par la Cour constitutionnelle de 87,07% pour le président sortant correspond à des Procès-Verbaux falsifiés lors de dépouillement sans témoin d’opposition. Des procès-verbaux ont été montrés à la télévision sans les signatures. Pour 42 bureaux de votes sur les 307 dont les Procès-verbaux ont été publiés sur le site de la Radiodiffusion Télévision de Djibouti (RTD), il apparait 100 % de taux de participation, 100% de suffrages exprimés et 100 % de votes pour Ismail Omar Guelleh. La compilation de faux résultats n’a pas de valeur et rien ne garantit qu’Ismail Omar Guelleh ait obtenu 50% au premier tour. Pour l’essentiel, le processus électoral a été totalement en dehors des normes, très marqué par la répression de l’opposition, et n’a aucune valeur démocratique.

La Mission d’observation de l’Union africaine a « salué la République de Djibouti pour la bonne tenue de ce scrutin qu’elle juge inclusif, libre et suffisamment transparent pour être considéré comme le reflet crédible de la volonté du peuple djiboutien »[17], affichant une nouvelle fois une complicité avec les mascarades électorales des dictatures. Les recommandations intéressantes en théorie et qui ne seront a priori pas suivies d’effets, renvoient vers un cercle vicieux. En outre, les réactions internationales timides, dont celles de l’Union européenne[18], ont rappelé la priorité mise sur l’utilisation du pays comme un lieu pour des bases militaires. Au Tchad, la mission d’observation de l’Ua a publié le 12 avril un rapport préliminaire aux conclusions plus nuancées alors que les résultats n’étaient pas encore annoncés.

Le processus de démocratisation du continent africain, démarré en 1990, est globalement bloqué depuis 2005[20]. Suite aux derniers scrutins, l’année 2016, avec 15 présidentielles et 13 législatives en Afrique[21] est mal engagée et pourrait n’apporter aucun progrès dans ce processus. En 2016, huit élections de présidents sur 16[22] s’organisent en dehors des règles du jeu démocratique. L’année 2016 renvoie à l’année 2011 qui a compté 30 présidentielles et législatives. La qualité des processus électoraux n’a pas progressé de manière visible depuis cette date, malgré les efforts des démocrates[23] : en 5 ans, les présidents inamovibles en place depuis la guerre froide ont progressé dans leur maîtrise d’une démocratie factice. Sans scrupules dans l’utilisation de la force, ils gardent une marge de manœuvre pour manipuler les processus électoraux.

Personne n’est dupe, ni les populations, ni les observateurs qui dépendent des accords des chefs d’Etat pour proposer leurs services. Les missions d’observations internationales techniques qui essayent de réformer les processus électoraux en dictature bloquent sur le refus de démocratiser des dirigeants. La concomitance des 4 scrutins met également en exergue un échec de la politique européenne dans le soutien de la démocratisation des pays africains associé à l’utilisation de l’aide européenne[24]. Le soutien réel de la démocratie en Afrique nécessiterait une action politique beaucoup plus ferme autour de la technique des processus électoraux. A plus long terme, le devenir de la relation entre l’Europe et l’Afrique en dépend.

Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,

Paris, 4 mai 2016

13 signataires : Forces vives tchadiennes en exil, Rassemblement National Républicain (RNR), Union pour le Salut National (USN), Mouvement pour le Renouveau Démocratique (MRD, Djibouti), Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD), Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD, Congo Brazzaville), Mouvement pour la Restauration Démocratique en Guinée Equatoriale (MRD), Alliance Nationale pour le Changement Ile-de-France (ANC-IDF, Togo), Union des Populations du Cameroun (UPC), Réagir (Gabon), Afriques en lutte, Parti de Gauche, Europe Ecologie les Verts (EELV).

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 06:20
Résultats définitifs : Idriss Déby Itno nous revient avec 59, 92%

Un coup de force électoral sans surprise ! Le résultat est sans surprise. Aucune légitimité politique, aucun amour du peuple, tout par la force des baïonnettes, le colt de cow boy, la rackette politique, l’utilisation de l’armée pour des basses manœuvres politiques. C’est encore parti pour un « Tchad sans loi ». Les résultats officiels définitifs frauduleux proclamés par la Cour constitutionnelle donnent M. Idriss Déby Itno, vainqueur frauduleux du hold-up électoral d’avril 2016. Au pouvoir depuis 25 ans, il a été réélu par 59, 92% des suffrages exprimés, a annoncé mardi 3 mai dans la soirée le Conseil Constitutionnel… Un léger recul par rapport aux résultats provisoires qui le créditaient de 61,56%. Une petite opération du Conseil Constitutionnel pour masquer les irrégularités, les bourrages des urnes... et même des bêtises sans nom…

Le peuple, dans son ensemble dénonce et condamne fermement ce coup de force qui traduit le rejet systématique de l’alternance par le régime MPS et son refus obstiné d’organiser des élections libres, transparentes et équitables.

Les résultats tels que proclamés par le président de la CENI et confirmés par celui du Conseil Constitutionnel, ne sont pas conformes à la loi, mais dans un pays sans loi, tout est permis. Face à une opposition divisée, une dictature s’offre tous les espaces.

Il s’agit donc d’un coup de force électoral planifié de longue date et exécuté avec des procès-verbaux contenant des résultats préfabriqués, d’où les distorsions et les aberrations, comme lors de toutes les élections organisées par le régime MPS depuis 2001. Une présidentielle calamiteuse cette année, entachée de violences – tueries, arrestations - disparition des militaires – et de fraudes massives.

Le peuple doit rester mobilisé massivement et dire non à ce énième coup de force.

Que va-t-il se passer au Tchad ? Le Tchad de Déby est une cocotte-minute à exploser, comme le volcan de Vésuve qui balayera tout sur son chemin, Attendons de voir la suite.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 07:00
Tchad : l’Ancien PM, Fidèle Abdelkérim Moungar « brutalisé» à l’aéroport

L’ancien Premier ministre Fidel Moungar s’est vu refuser son embarcation à bord d'un vol pour la France ce jeudi soir par la police.

L’opposant saleh Kebzabo avait fait l’objet d'une pareille interdiction il y a quelques mois. Alors qu’il allait se rendre à Paris pour animer une conférence, le responsable politique s’est vu tout simplement refuser l’accès à l'avion. La même scène s'est produite ce jeudi à l'aéroport de Ndjamena.

Alors que M. Fidèle Moungar a déjà pris place sur son siège, deux policiers sont venus lui dire qu’il 'était interdit de voyager jusqu'à nouvel ordre. Selon ces policiers, l'interdiction est simplement verbale, mais ferme et vient de la hiérarchie".

Ainsi M. Moungar se voit tout simplement comme un prisonnier dans son pays.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 11:21
Gabon : des biens immobiliers de la famille Bongo saisis à Paris et à Nice

Des sources concordantes, consultées vendredi par l'AFP, indiquent que des biens immobiliers appartenant à la famille de l'ancien président gabonais, Omar Bongo, ont été récemment saisis par la justice française, à Paris et à Nice.

C’est la société civile immobilière, SCI Emeraude, qui a été saisie, selon des sources judiciaires proches du dossier. L’ancien président du Gabon, Omar Bongo, décédé en 2009, son épouse Edith, également décédée, et une fille d’Omar Bongo, Pascaline, en ont détenu des parts.

Cette société avait acquis notamment un hôtel particulier à Paris pour 23 millions de francs (3,5 millions d’euros) et la villa de Nice en 1999 pour 11,5 millions de francs (1,75 million d’euros environ), selon les premiers éléments de l’enquête.

D’autres biens de la famille Bongo listés

Les juges d’instruction, aidés par les enquêteurs de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), ont listé de nombreux autres biens appartenant à la famille Bongo, dans le cadre de l’enquête sur les « biens mal acquis ».

« Enfin le chapitre Bongo s’ouvre », s’est félicité Me William Bourdon, qui est également l’avocat de Transparency International France, l’une des ONG à la base de plusieurs plaintes déposées en France à partir de 2007.

L’un des avocats du Gabon, Me Pierre Haïk, n’a pas confirmé l’information et n’a pas non plus souhaité faire de commentaires.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 14:56
Les 3 anciens présidents français coûtent 9,6 millions d'euros par an à l'Etat

Quelque 9,6 millions d'euros par an. C'est ce que coûte à l'Etat les trois anciens présidents de la république, selon une nouvelle évaluation du député PS René Dosière. "La réponse à ma question écrite au ministère de l'Intérieur sur le coût de la sécurité, longtemps attendue (pendant 17 mois!), permet d'ajuster les calculs que j'avais effectués le 27 janvier 2015 et qui s'élevaient à 6,2 millions", a écrit jeudi sur son blog ce scrutateur des dépenses de l'Etat.

Valéry Giscard d'Estaing arrive en tête avec des frais qui s'élèvent à 3,9 millions par an. Avec 3,3 millions, Nicolas Sarkozy est second, devant Jacques Chirac qui coûte 2,4 millions à l'Etat. Les anciens présidents bénéficient d'un appartement de fonction meublé au service duquel sont affectés deux personnes. Ils ont droit à deux policiers pour leur protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et sept collaborateurs permanents

1,3 million d'euros pour la propriété de Giscard

La surveillance de la propriété de Valéry Giscard d'Estaing à Authon, dans le Loir-et-Cher par des gendarmes revient ainsi à 1,3 million d'euros par an, celle du château de Jacques Chirac à Bity, en Corrèze à 502.407 euros.

Nicolas Sarkozy n'a pas de propriété de ce type. Pour la seule sécurité rapprochée plus celle des domiciles parisiens, assurées par la police nationale et les CRS, Nicolas Sarkozy est l'ancien président qui coûte le plus cher (1,79 million), devant Valéry Giscard d'Estaing (1,13 million) et Jacques Chirac (800 756 euros). La surveillance du domicile de Jacques Chirac aurait été supprimée depuis juillet 2010, selon les éléments rapportés par le député socialiste

François Hollande a demandé au Premier président de la Cour des comptes et au vice-président du Conseil d'Etat de lui faire des propositions sur le statut des anciens présidents, a noté René Dosière. Le statut d'ancien président est réglé "sur la seule base d'une lettre personnelle" en 1985 de Laurent Fabius, alors Premier ministre, à Valéry Giscard d'Estaing, avait rappelé l'élu PS en 2015. René Dosière a déposé auprès du groupe socialiste une proposition de résolution pour "clarifier, préciser et limiter les avantages consentis par la Nation envers ses anciens présidents". Lexpress.fr

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 15:52
Tchad : la réaction ambiguë du Quai d’Orsay sur les élections

L’élection présidentielle au Tchad a eu lieu le 10 avril 2016. Le scrutin s’est déroulé dans l’ensemble sans incidents majeurs, le plus souvent avec une participation importante qui témoigne des fortes aspirations démocratiques des populations.

Nous sommes, comme le reste de la communauté internationale, dans l’attente des résultats définitifs.

Dans tous les cas, nous appelons les instances électorales à consolider les résultats dans la transparence et à l’abri des pressions et à tenir compte des recommandations émises par les missions d’observation.

Nous sommes vigilants quant au respect de la liberté de la presse.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 17:40
En chiffres : les enfants victimes de Boko Haram dans la région du Lac Tchad

Les enfants victimes de Boko Haram sont de plus en plus utilisés comme chair à canon par les combattants de la secte nigériane. Un fait mis en lumière par l'Unicef dans un rapport publié mardi.

Entre 2014 et 2015, le nombre d’enfants utilisés dans des attentats-suicides orchestrés par l’insurrection islamiste Boko Haram a été multiplié par 10 (de 4 à 44). C’est ce que montre un rapport de l’Unicef publié le 12 avril, à deux jours de la commémoration de l’enlèvement, deux ans plus tôt, des 276 lycéennes de Chibok, dans l’État de Borno (nord-est).

Au Cameroun, la moitié des attaques-suicides pilotées par Boko Haram ont été perpétrées par un enfant, soit 21 attaques au total, contre 17 au Nigeria. À l’échelle des États frappés par l’insurrection islamiste, cela représente une attaque-suicide sur cinq. Et les trois quarts de ces enfants-kamikazes sont des filles.

Fin mars, une kamikaze âgée de 12 ans, qui portait sur elle une ceinture de 12 kg d’explosifs, a été arrêtée au Cameroun dans la région de l’Extrême-Nord, frontalière du Nigeria. Originaire de Maiduguri, la capitale de l’État de Borno, elle avait été enlevée à Bama, à 70 kilomètres de là, quand Boko Haram s’était emparé de la ville. JA

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