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Groupe de Reflexion et d'Action pour le Tchad
"Un blog Indépendant qui va au délà de l'actualité"

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:49
Tchad : le Cas Kassiré

La démocratie a ses charmes incontestables mais elle a aussi ses quelques effets pervers dont celui de donner parfois la parole à des gens sans foi ni conviction comme Kassiré qui a flirté avec tous ceux qui ont mis le Tchad à genoux depuis 33 ans. De l’UNIR au MPS.

Personnage drôle, cocasse et amusant qui provoque plus le rire que l’intérêt, Kassiré Delwa Nourredine Coumakoye dont le seul et unique métier est la politique continue son pédalage dans le « daraba ». Loquace et étonnamment prolixe, il pollue les médias ce dernier temps pour ne rien dire… Qui peut encore croire à cet homme ? Un homme difficile à fixer, culturellement, politiquement et religieusement!

Ministre de la Justice sous Habré, il cachait à son boss toutes les correspondances des Organisations des Droit de l’Homme dans lesquelles le régime a été rappelé à l’ordre. C’était pendant l’époque où le Tchad a été indexé par la communauté internationale pour déficit démocratique et violation des droits de l’Homme. Cet homme a déjà participé de près ou de loin au massacre de 40 000 tchadiens sous le régime de Habré. Faudrait-il attendre qu'il le fasse encore sous le régime actuel? On aurait pu croire qu'avec ces morts et tortures sur la conscience, Kassiré se remettrait en cause et essaierait de faire amende honorable, eh bien non ! Il continue à se prendre pour un donneur de leçons et indispose par son inélégance, son insolence, son inculture, son incohérence et de fois son arrogance.

Sans tact ni réalisme pertinent, M. Kasiré a pris plaisir à peindre le Tchad comme une Terre d’exception, une espèce de pays de Cocagne où Habré d’abord et Déby ensuite seraient des dirigeants à nul autre pareil.

Il aurait dédié sa thèse de Doctorat à Habré qui a fait de lui un Ministre, juste pour camoufler les crimes. Depuis lors, il a développé des défauts mignons et des gros caprices qui caractérisent les « enfants gâtés ». Expert dans l’art de se faire aimer de la presse par des sorties sans courage. Croyez-vous que ses centres d’intérêt soient le bien-être des tchadiens. Oh que non ! C’est, à la limite, infériorisant de solliciter ce Docteur en droit pour le respect des Droits. On ne demande pas à un amateur du désastre ce qu’il préconise, on s’en tient à sa capacité d’indignation.

Cultivant une politique sans idéologie, KASCOU est aussi inapte à des contre-propositions crédibles. C’est un exemple de la médiocrité en politique qui a aussi ciré les chaussures de Khadafi pour quelques billets de dinar. Le prénom Nourredine, est du vernis dans son arnaque Libyen… Une histoire de mallette de billets, un don de Khadafi, l’aurait opposé à Habré… Des milliers d’exemplaires du Coran aussi…

Envie du pouvoir, vagabondage et prostitution politique, Archéologie de mensonge politique, trahison nationale, voilà un constat qui fait consensus autour du Président de VIVA RNDP. Son ancien Adjoint dans le parti et actuel PM, en sait quelque chose. C’est pourquoi, tout ce qu’il dit relève de l’immoralité abjecte, de l’indécence.

Tout va mal dans ce pays et qu’il est temps de réagir. Certains politiciens tchadiens ont perdu la tête et ne savent quoi faire pour sortir le pays de l’impasse. Malgré les titres académiques qu’ils possèdent, ils sont au service du mal puisque la plupart d’ entre eux sont corrompus et sont devenus des prostitués politiques sans morale ni éthique. Kassiré en fait partie…. Il n’est pas le seul malheureusement.

Un homme que l’histoire a malencontreusement porté ds postes significatifs et à la primature sous Déby et que nous le traiterons comme tel en le remettant à sa place autant de fois que nécessaire.

L’Histoire ne retiendra qu’une chose : Kascou à renié son rôle d’éducateur, d’enseignant, de patriote. Or, le pouvoir, c’est pour l’histoire.

En politique, il y a ceux dont les noms sont liés à l’histoire. Mais il y a ceux dont l’identité se confond avec la comédie ! Kassiré dont la seule évocation du nom remue la dynastie Habré- Déby est de ces véritables folâtres de comédie politique à la tchadienne. Kassiré, un cas pathétique. Un cas clinique ! Meurdé M.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 06:39
Futur Premier Ministre tchadien : Déby se penche sur une liste de 17 candidats

En attendant son investiture prévue en juin, Idriss Déby Itno est toujours à la recherche d’un Premier Ministre. Qui sera donc ce Premier Ministre dont la lourde tâche sera de permettre au Président de (re)conquérir le cœur des tchadiens surtout dans les zones où il a été battu ? La liste des personnalités en vue s’allonge. Certains affichent à visière levée leurs choix, d’autres en font un secret de polichinelle, on fait circuler des noms en vue de tester comme on dit chez nous le terrain.

En fait, pour la nébuleuse politique qui s’est créée autour du Président Déby, les adversaires extérieurs ne représentent pas le principal danger : c’est à l’intérieur que se nichent les principales contradictions.

Il s’agît en effet de « rétribuer » tous ceux qui ont contribué à la victoire présidentielle, donc de récompenser les caciques du MPS ainsi que des alliés de la première heure et ceux qui sont allés après les résultats le féliciter aussi…

La liste des « primaturables » n’est pas encore exhaustive. Elle s’allonge au fil des jours et s’établit ce 11 mai comme suis :

Fidèle Abdelkérim Moungar

Bédoumra Kordjé

Béassoumda Julien

Albert pahimi Padacké

Djerassem Le Bemadjiel

Laokein Kourayo Médard Mbaihereum

Mahamat Alhabo

Saleh Kebzabo

Moussa Faki Mahamat

Makaye Hassane Taïsso

Mahamat Saleh Annadif

Mariam Mahamat Nour

Tahir Hamid Nguilin

Abbas mahamat Tolli

2 fonctionnaires internationaux et un universitaire dont les noms n’ont pas été révélés

Mais avec Idriss Déby Itno, tout est encore possible. C’est un homme, imprévisible, rusé, insaisissable et à la limite de la sournoiserie, faisait semblant de jouer le jeu, mais avait sa propre idée pour dribbler tout ce beau monde. L’Histoire est pleine d’enseignements pour la postérité. Lorsqu’on observe et analyse les pas de M. Déby, on ne peut s’empêcher de penser à un certain Mobutu. Il existe certaines similitudes dans les pratiques et dérives de ces deux personnages. Meurdé

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 14:09
Yorongar « rote » à haute voix.

La présidentielle tchadienne du 10 avril 2016, on en parle encore et toujours. Le mérite aussi de ce scrutin, c’est d’avoir levé le voile et permis de révéler la vraie face de certains acteurs politiques, surtout ceux qui se réclament de l’opposition. Dans cette famille politique, il y a certains qui s’opposaient à d’autres. On les appelle des opposants dans l’opposition. Parmi eux, M. Yorongar Ngarledjy le Moiban.

Exclu de la compétition électorale à tort ou raison, « l’ami » de Nagoum, l’ancien compagnon de Déby et de Habré est devenu « un poison » aussi bien pour le pouvoir que pour l’opposition au Tchad. Son populisme et son égoïsme politiques, Son radicalisme insensé et sa démagogie politicienne qui n’ont jamais servi comme atouts politiques le poussent logiquement vers la « décharge » politique. Sous d’autres cieux, le Député « des puits de pétrole » devrait connaitre depuis longtemps le sort de la guillotine. Mais puisque nous sommes au Tchad, Monsieur, continue par se cacher derrière des discours pompeux, outrageusement flatteurs, parfois arrogants et guerriers, pour se faire une santé politique en dent de scie et peut être endormir son « petit monde ». Mais pour combien de temps encore ?

Quand on a trempé la main dans les méandres du CSM, servi Hissène Habré et partagé un département de sécurité avec Idriss Déby dans l’UNIR, on devrait logiquement, après introspection, se confesser au sens propre comme au figuré. Hélas ! En se prenant pour l’homme politique le plus « propre », M. Yorongar, prend ainsi des tchadiens pour des demeurés.

Afin de prévenir les « oublis » éventuels de M. Yorongar, voici quelques morceaux choisis tirés de ses activités au temps de Hissène Habré.

C’était sous les ordres de Hissène Habré qu’un certain « contrôle d’Etat » à organisé abusivement le licenciement des centaines de travailleurs de la Coton Tchad sans droit… Et par peur, aucun n’a osé lever le petit doigt pour réclamer ses droit ni devant ce « contrôle d’Etat » ni devant la justice. Nous étions bien au temps de l’UNIR et de la DDS. Tous ceux qui ont été licenciés ou presque sont morts après des années de misère… L’actuel président de l’assemblée Nationale, l’Honorable Kabadi en sait quelque chose. Il pourrait un jour en témoigner. Malheureusement que l’histoire récente du Tchad n’est pas encore enseignée dans les écoles. Mais un jour viendra !… D’ailleurs, il se susurre à Dakar que Hissène Habré est en train d’écrire ses mémoires et plusieurs pages seraient réservées à ses « collabos » comme Kamougué, Kassiré, Alingué, Tokinon, Déby, Yorongar, etc. « Qui vivra lira ».


C’est à Moundou que M. Yorongar, après s’être montré dithyrambique sur Habré, disait avec arrogance devant un public médusé que : « Sans Habré, vous serez déjà tous morts. C’est lui qui vous a sauvé… » C’était en présence de Djédouboum Djékornondé, l’ancien Proviseur du Lycée Adoum Dallah et l’ex Commissaire de la DDS, un certain Dary. Il devrait honnêtement se livrer à l’exercice d’autoexamen de conscience.

C’était également à Moundou, lors d’une conférence que M. Yorongar a tenu des propos déplacés à l’endroit de ceux qu’il appelle rageusement « les porteurs de grands boubous ».

Autant de faits qui laissent pantois et surpris tout observateur attentif de la vie politique tchadienne. Face à de telles manœuvres, sous l’un des régimes les plus sanguinaires d’Afrique, les arguments de Yorongar pour donner des leçons de morale à d’autres ne sont autre chose que de pitoyables arguties.

Yorongar, voilà un « opposant » qui traine aussi des casseroles et qui s’était longtemps attaqué en des termes très crus à d’autres et surtout à Saleh Kebzabo. Certains trouvent ses prises de position embrouillées. Ils ne savent pas si c’est Kebzabo qu’il déteste à ce point, ou si c’est une ruse pour se faire remarquer par son ancien collègue de la sécurité, Idriss Déby Itno.

Quand les autres partis d’opposition se mobilisaient à travers marches et autres manifestations, M. Yorongar n’était jamais solidaire, au prétexte qu’il a sa stratégie propre. Laquelle ? Mystère et boule de gomme! Mieux, il riait sous cape des autres leaders qu’il estimait rouillés en termes de stratégie.

M. Yorongar, l’Honorable Député, devrait ainsi prendre acte du fait, que durant les huit années que le Tchad a passées sous la férule de son ancien patron Hissène Habré, les tchadiens ont vécu des événements essentiellement marqués par la dureté des privations des libertés fondamentales, la tristesse, des tortures, des assassinats plus que des moments partagés de joie et de fierté. Idriss Déby ne fait que tresser la nouvelle corde sur le bout de l’ancienne dont lui, Yorongar ne doit pas ignorer la longueur. L’heure semble donc venue et l’instant propice pour prendre des décisions politiques susceptibles de changer nos vies, afin qu’après de trop longues années de contraintes et de souffrances, nous puissions à titre individuel comme collectif nourrir nos rêves les plus intimes et réaliser nos aspirations. Mais l’action politique, celle que développe M. Yorongar et d’autre « tabac de même pipe », est aujourd’hui étroitement influencée par les effets collatéraux du cirque médiatique, au sein duquel un événement chasse l’autre à la vitesse de l’éclair et entrave la gestation de la mémoire collective, sans laquelle aucun peuple ne peut se prévaloir d’un avenir s’il ignore sa propre histoire.

D’ailleurs, depuis 1975, l’élite politique, l’élite militaire, l’élite intellectuelle, l’élite religieuse, l’élite coutumière (les chefs traditionnels en premier), ont préféré mettre leurs égos et leurs intérêts personnels au centre de toutes motivations au lieu de l’intérêt national… Tous ont trahi le Tchad, à quelques exceptions près !

Tout comme son passé qui a donné le ton à son jeu politique insincère, le « refus » de M. Yorongar de participer à l’élection présidentielle et de donner des consignes de vote objectifs après le rejet de sa candidature, pour des motifs inconnus achève de le trahir. Alors, que va-t-il advenir de son parti ? Voilà la question qui mérite d’être posée au sujet surtout d’un parti politique qui a tout à gagner en prenant part à un rendez-vous électoral aussi important qu’une présidentielle.

Qu'en sera-t-il, à moyen et long terme, sur l’échiquier politique ? L’avenir aura son mot à dire, mais il n’y a aucun doute, il s’agit là d’un parti à l’avenir calciné.

M. Yorongar Ngarledjy le Moiban ne risque-t-il pas de quitter la scène politique sur la pointe des pieds s’il n’innove pas dans sa communication et son management politique? Demain, il fera jour ! Et demain commence aujourd’hui. Meurdé M.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 15:08
Tchad : Les musiciens  « grattent » leur ventre devant le MPS

Comme un écrivain, un musicien est la voix des sans voix. Il joue un rôle d’éveil des consciences, il est au service du peuple et est appelé à dénoncer ce qui ne va pas dans son pays. Mais au Tchad, presque tous les musiciens, à quelques exceptions près, préfèrent chanter pour Déby et le MPS, pour la minorité qui a fait main basse sur les richesses du pays, pour le régime qui a pris en otage le Tchad et les Tchadien depuis 25 ans. Bref, ils préfèrent chanter pour leur ventre, gratter leur nombril, serrer leurs fesses devant M. Idriss Déby Itno. Comme Koffi olomidé qui a composé l’hymne de campagne De Denis Sassou Nguesso, nos musiciens ont assuré comme des griots la fête de la « victoire » du MPS. Ils ont même passé du griot au griotisme, attitude dévalorisante, galvaudée par la modernité. Ces griots modernes, s’ils se laissent nourrir par le MPS, semblent des parasites ou mendiants méprisés.

« Nos musiciens ne sont pas taillés du même bois que Bob Marley, Tiken, jah Fakoly, lapiro de Mbanga, Fela Kuti, Didier Awadi, etc., autant d’artistes qui ont mis leur notoriété au service des peuples en danger.

On est riche au Tchad quand on chante pour la dictature. Nos musiciens l’ont bien compris. La victoire truquée du MPS et de son candidat est l’occasion pour nos musiciens alimentaires de se faire des sous, beaucoup de sous. Ils n’hésitent donc pas à arborer fièrement les couleurs du parti au pouvoir et à « aboyer » pour leur champion Déby. Au Burkina Faso, c’est seulement deux rastas qui ont permis de chasser le dictateur Blaise Compaoré du pouvoir. Au Sénégal également, quelques rappeurs ont apporté leur voix et leur patriotisme pour changer le cours de l’histoire en 2012. Mais au Tchad, les musiciens préfèrent faire la promotion de la dictature en grattant leur vendre….ding ding dong, daraba, daraba ding ding dong, daraba, ..

Certains compatriotes morts pour leurs idées de liberté ont dû se sentir profané dans leur tombe quand ils ont vu que des musiciens étaient en train de s’aplatir devant un chef de parti. Meurdé M.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 06:22
Tchad : Déby « démarche » l’opposition pour le poste de Premier Ministre ?

La page de l’élection présidentielle semble officiellement tournée depuis la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle donnant Idriss Déby Itno vainqueur avec 59,92 % des suffrages. Place désormais aux choses sérieuses. Et la plus attendue, c’est sans doute la formation du gouvernement devant démarrer ce 5e mandat. En premier lieu, la nomination d’un Premier ministre. Et pour ce poste, ce sont en tout six (06) prétendants qui se bousculent au portillon, ou plutôt dont les noms sont annoncés par des sources comme premiers ministrables. Parmi ces aspirants, il est signalé trois opposants.

Albert Padacké Pahimi, l’actuel locataire de la Primature où il a été nommé en février 2016, en remplacement d’un autre Pahimi, qui y a débarqué au plus fort de la crise politique économique précédent les présidentielles d’avril 2016. Ce ne serait que logique, car c’est la routine de voir les Premiers ministres au poste remplacés au lendemain et/ou à la veille des élections présidentielles, pour être en conformité avec la nouvelle donne issue de ces scrutins.

Mais Albert Padacké Pahimi lui également serait sur la sellette depuis le mois de Mars. Il était dit depuis un moment en froid avec son bienfaiteur qui, à un certain moment, ne voulait même plus le voir en photo, pour des raisons qui lui sont proches. Et puis l’homme n’a jamais fait l’unanimité au sein du sérail où les inimitiés seraient fortes contre lui, malgré le zèle dont il fait preuve.

C’est au forceps qu’il fut nommé avec le lobbying de certains chefs traditionnels moundang à deux mois des présidentielles. Et à l’époque, certaines langues avaient glosé qu’il était nommé pour des raisons politiques afin de « déstabiliser » un autre moundang, Kebzabo. Même s’il serait débarqué après l’investiture de M. Deby, Padacké Pahimi ne devrait pas trop regretter, ayant réussi aussi à se taper une partie de fonds politico-secret.

Laokein Kourayo Médard, Alhabo et Saleh Kebzabo, Ce sont des noms évoqués par des indiscrétions proches de l’opposition pour être nommé à la Primature.

Certains admirateurs de Laokein Kourayo, eux, ne verraient pas sa nomination à la Primature comme une surprise et lui trouvent des qualités qui feraient de lui un bon Premier ministre. On le décrit comme un homme courageux effacé, posé et pas du tout zélé. Ceux de Kebzabo et Alhabo aussi disent la même chose de leur mentor en y ajoutant leurs expériences. Des qualités recommandées au Premier ministre idéal, à un moment où la victoire déclarée De M. Idriss Déby Itno laisse un goût amer dans la gorge de bien de Tchadien.

A un moment où Déby a besoin de convaincre ses détracteurs et redorer son image, Laokein, Alhabo ou Kebzabo ne seraient pas un mauvais choix.

Selon des sources, il avait même déjà soumis une proposition de gouvernement à qui de droit. Difficile, au demeurant, de présager le nom du prochain locataire de la Primature, Idriss Déby étant imprévisible.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 13:47
Tchad : ces femmes politiques entre débats et ébats

En plus du label de dictature atypique qui colle à la peau du pauvre Tchad au nom du clan au pouvoir, ce pays contrairement au rêve de la « tchaditude » est aussi celui du sexe avec pour programme de société dédié à la femme : violer, humilier, chosifier, dépersonnaliser, abêtir, la gente féminine en utilisant les astuces politiques. Certaines réunions et voyages de campagne politiques n’est que l’arbre qui cache l’immense forêt de perversités et d’indécences d’un pays amoralement atypique dont les dirigeants et autres acteurs n’ont que faire du respect dû à la femme et par ricochet à sa nudité. Cette nudité se vend bien, se consomme bien, se tripote bien, se jette bien avec l’accord tacite de celles qui incarnent accidentellement la femme politique tchadienne.

Certaines femmes tchadiennes, dans un parti qui a l’argent, l’emploi et les armes ont perdu de leur valeur, de leur charme, de leur être et plus grave de leur âme. Ne sont-elles pas nombreuses, ces épouses la bague au doigt après le cinéma nuptial devant monsieur le maire, devant Dieu, Allah et les hommes a multiplié les amants sur la scène politique pour des mobiles financiers ou autres ? Qu’on ne dise pas que c’est partout ainsi, nous sommes au Tchad, le pays du MPS, gouverné par des hommes sans foi ni loi, dans le royaume de l’atypisme et du singularisme, le royaume du tout est possible, où les interdits n’existent pas dans la réalité. Ils sont de mise habillés d’une hypocrisie congénitale, ces interdits, juste pour donner à notre société un visage humain et normal. La politique à tout emporté, emporté certaines femmes qui acceptent « la promotion canapé »… Et c’est au MPS que cela se passe… Elles pullulent les réseaux sociaux pour donner des leçons politico- morales, alors que leur vie avec les hauts dignitaires est un tas d’immondice. Leur passé aussi ! Suivez mon regard !

Au temps du règne de Hissène Habré, chaque famille peut au moins raconter une anecdote sur les descentes souvent nocturnes des sbires du pouvoir dans de paisibles ménages parce que le timonier aurait aperçu une belle de la gente féminine, souvent une mère, une épouse, une jeune fille qu’on devrait lui amener manu militari pour des parties de plaisirs avec ou sans le consentement des concernées ou des ciblées. Que de foyers brisés au nom du dieu terrestre du Tchad. Personne n’ose en parler par peur mais surtout par hypocrisie.

Aujourd’hui avec le MPS, ce qui est encore plus triste et parfaitement pitoyable, c’est de voir encore autour du « roi » quelques petits esprits gesticuler comme de véritables guignols pour sans doute flatter l’égo déjà souillé de celui-ci.

Au moment où tous les hommes raisonnables y compris ceux qui collaborent encore avec le « Roi » se méfient de ses sempiternels errements politiques, une nouvelle classe de griottes a choisi d’émerger dans le cercle des abrutis qui s’oublient dans des petits débats politiques et des petits ébats amoureux.

Le contraste est aussi évident, pendant que les femmes souvent de conditions modestes, comme les vendeuses de rien du tout, les agricultrices, les paysannes et d’autres encore gardent la tête haute pour dire non au non-sens, celles qui se disent émancipées ne trouvent aucun inconvénient à s’offrir aux proches du pouvoir pour les biens matériels de cette vie ; bijoux, pierres précieuses, résidences luxueuses, voitures derniers cris, emplois, au prix de leur pauvre corps.

Malheureusement c’est cette gamme qu’on retrouve souvent au poste de décision, femmes à multiples amants, ministres, députés ou cadre politiques à multiples petits amis souvent de l’âge de leur fils. Il suffit d’étudier le parcours individuels de certaines femmes politiques du pouvoir qui le sont par la force des choses et celles aux ambitions démesurées pour comprendre qu’elles sont prêtes à tout et le sacrifice de leur corps ne vaut rien à leurs yeux, l’essentiel c’est d’amasser comme leurs gladiateurs les biens matériels de cette vanité de vie.

Certaines femmes (pas toutes heureusement) qui s’agitent aujourd’hui en politique ont cessé d’être ces modèles dès l’instant où certaines d’entre elles ont opté pour la vie facile au prix de leur corps. Elles sont nombreuses, ses femmes, ses filles sans aucun effort qui brasse des centaines de millions, qui obtiennent des marchés juteux, se soignent en France, aux USA, au nom de la politique « du nombril » instituée par les pontes du pouvoir. Après une réunion ou un meeting certains dignitaires se servent de ces femmes comme du caviar… Et voilà ! La politique de fois, n’est juste qu’une face visible et officialisée d’un Tchad qui a rompu le cordon ombilical depuis bien longtemps avec les valeurs fondatrices d’une société qui a de la jugeote, de la morale et qui respecte les hommes mais surtout les femmes. Meurdé M.

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 15:46
 Présidentielles au Tchad : les résultats dans la peur pour ce mardi soir

Les Tchadiens sont désormais dans l'attente des résultats du scrutin présidentiel du 10 avril 2016. Un scrutin qui a mobilisé les foules. Plus que jamais, le sortant Idriss Déby Itno semble tenir la corde avec les fraudes et les bourrages des urnes. La voie a été tracée par la CENI et le Conseil Constitutionnel l’empruntera sans autre forme de procès.

Le Conseil Constitutionnel a bouclé le contrôle et les derniers réglages. Aucune indication sur les derniers chiffres colmatés par le Conseil Constitutionnel ni de l’heure exacte pour l'annonce des résultats. Les militaires ont commencé à se déployer dans les carrefours stratégiques…

C'est la longue attente qui commence avec des nombreuses interrogations.

L'élection sera t'elle transparente?

La volonté du peuple souverain sera t'elle respectée?

Les membres du Conseil Constitutionnel entreront-ils dans l’histoire ?

Le pouvoir en place respectera-t-il la décision qui lui retirerait sa victoire ?

La réponse à toutes ces interrogations dans quelques heures

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 09:52
Elections : Amdjarass rase large avec  la fraude

« Des bulletins arrivés à la CENI dans des sacs de mil… ? ». Derrière l’extraordinaire calme et sérénité qui a prévalu lors des présidentielles du 10 avril, se cache une toute autre réalité. Plusieurs formes de fraudes ont été constatées dans tout le pays. Il y a eu des irrégularités, des fraudes, des menaces et surtout des bourrages d’urnes… Cependant, Amdjarass, la ville du candidat Déby, a remporté la palme d’or. Sans surprise. Une situation qui aurait fait rire le Président de la CENI car certains bulletins seraient arrivés dans des sacs de mil.

Les cantons autours d'Iriba et Amdjarass: Ourba, Kouba, ourda ; les villages comme Erre et autres, n'avaient pas d’isoloirs. A la clôture du scrutin, ordre a été donné aux représentants du MPS de remplir l’urne en votant en lieu et place des électeurs qui ne se sont pas présentés. Les urnes ont été ainsi bourrées au-delà du nombre d’inscrits. Les militaires des autres ethnies ont été forcés à voter le candidat Déby.

Un militaire qui a requis l’anonymat a constaté de visu des distributeurs de billet de banque. Des recoupements révéleront plus tard que ce sont des étrangers, venus voter qui se partagent leur cagnotte.

Trois (3) témoins attestent que la langue parlée par ces votants mystérieux ressemble à l’arabe soudanais. Certains parlaient anglais et haoussa. Une certitude. Plusieurs centaines de votants qui ont reçu leurs liasses de billet ne parlent aucune langue locale. Pire, les voitures les ont convoyés vers des destinations inconnues juste après cette scène surréaliste.

Contacté, le représentant de la CENI locale dit n’avoir « rien entendu ni vu de pareil ». Mais une conséquence de cette fraude révélera le subterfuge. Un dépassement de centaines de voix a été constaté par la CENI….

De tout ce qui précède, il est certain que le gagnant de ces élections qui n’est autre que Déby ne peut se prévaloir de la légitimité. Meurdé M.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 00:07
Le MPS  prépare l’investiture  de Idriss Déby par anticipation

Le Tchad est finalement devenu le pays où tout se fait de travers. Les règles élémentaires, les fondements de la République et les principes de la Constitution sont foulés au pied tous les jours par ceux qui, sans aucune honte, ni scrupule, se permettent, devant le monde entier et en prenant Dieu pour témoin, de respecter la même constitution.

La Constitution tchadienne, M. Idriss Déby qui prête serment de la respecter n’en a réellement cure. Il ne l’évoque que lorsqu’il veut s’en servir pour liquider un adversaire politique ou faire passer une loi qui l’arrange ou arrange sa famille biologique et politique. Quelle crédibilité accorder à la prestation de serment lorsque celui qui prend l’engagement devant Dieu et les hommes de respecter la Constitution, s’en détourne une fois installé dans le fauteuil présidentiel ?

Le candidat Déby, après sa réélection frauduleuse non confirmée par sa « Cour constitutionnelle », se précipite de sacrifier à la cérémonie de prestation de serment qui se prépare en dehors de toutes règles élémentaires qui régissent une République qui se respecte. Ceux qui sont chargés de préparer cette « fête » ont l’impression générale que le coeur n’était pas à la fête, encore moins à la grande joie malgré le banquet qui sera offert, tant le vol de cette année apparaît comme une honte qui a dépassé les limites de nos frontières. Sur les visages des responsables et cadres qui étaient hier à la réunion de préparation de l’investiture, on forçait le sourire, on cherchait les mots. La conscience est le seul juge de l’homme, et dans la salle il y en avait parmi les invités qui étaient couverts de honte à la vue du hold-up de cette année qui a montré le vrai visage du système MPS. Il fallait tout de même rendre le vol rapidement légal et permettre au principal bénéficiaire de s’installer dans le fauteuil usurpé avant que les adversaires ne lancent la contestation, et c’est désormais chose qui sera faite.

Une manière pour les braqueurs du dernier scrutin de sortir de l’anonymat pour une cérémonie fastidieuse dont l’objectif serait de masquer un tant soit peu l’ignominie de leur acte. Pour ce faire, ils trouveront quelques invités de pacotille certainement le voisin Paul Biya, l’encombrant dictateur Denis Sassou Guesso, les Présidents de la Guinée Equatoriale, du Niger, du Nigeria, du Gabon, de la RCA, du Soudan et bien d’autres pour combler les places vides. La France, les Etats Unies et bien d’autres enverront les représentants pour que le décor et la mise en scène soient acceptables. M. Macky Sall serait aussi sur la liste des invités. Les courtisans de la présidence pourront se rendre rapidement à Paris pour commander les fleurs naturelles à 50 000 euros (plus de 30 millions FCFA) pour décorer les lieux de cérémonies, comme ils savent le faire depuis des années. Des fleurs naturelles à plus de 30 millions FCFA venues de Paris qui vont se faner les heures qui suivent pendant que dans nos hôpitaux, les enfants, les malades retournent mourir à la maison pour manque de matériels élémentaires de soins. Les sous qui seront engloutis dans la prestation de serment suivie du fameux banquet ne suffisent pas, le régime doit prendre en charge plusieurs invités dont les amis du couple présidentiels, bref une bamboula où le champagne va encore couler à flots pendant que les Tchadiens continuent de croupir dans la misère corrosive. Du reste, les observateurs attendent de voir quel format prendra la cérémonie d’investiture du roi Idriss déby itno 1er. On espère qu’elle donnera finalement une légitimité tant recherchée et soulager la conscience des braqueurs d’élections. Meurdé M. avec Ferdi N.

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 12:15
Tchad : l’opposition en ordre de bataille pour l’ultime combat

Kebzabo, Laokein, Alhabo, Gali, et Mbaimon, tous, candidats de l’opposition aux dernières présidentielles affutent leurs armes en attendant la « totale et la définitive mascarade » qui se préparent dans les salons secrets du Conseil Constitutionnel et du MPS.

En conférence de presse ce matin à « l'hôtel la fleur du Lac de Moundou », le Groupe de l’opposition n’a pas changé d’un iota sur sa position. « Les vrais résultats ou la mort » est semble-t-il le slogan le mieux partagé. Dadnadji qui n’était pas à la conférence a donné sa voie et son accord de principe dans la lutte qui se prépare. « Si ces résultats truqués de la CENI se confirment, l'opposition et le peuple tchadien ne reconnaîtront aucune institution issue de ces élections » tonnent en cœur les « amis politiques ». Unis comme un seul homme, les leaders de l’opposition ne cessaient de scander, tout au long de la conférence, un air populaire très prisé pour le moment: « pas question de laisser passer le forcing du MPS »! L’opposition confirme et soutient ses résultats qui donnent au candidat Déby 10,10%.

« La stratégie de lutte ne peut pas être dévoilée en ce moment mais cette mascarade ne passera » selon un membre influent de l’UNDR que nous avons contacté.

Il s’agit donc là d’un boulevard grandement ouvert par l’opposition à l’intention du peuple et de la société civile qui doivent vite sortir de leur engourdissement de leur apathie actuelle pour se mettre en ordre de bataille face aux stratagèmes politiques déjà mis en place par Déby et le MPS pour se maintenir au pouvoir! La société civile étant la première force vive à mettre à contribution à cause de l’incontestable bonne organisation de ses composantes. Un sujet à débat.

Les informations proches du Conseil Constitutionnel nous indiquent que sauf imprévu intermédiaire, cette institution va confirmer les résultats de la CENI avec quelques retouches qui n’augmenteraient pas la colère de l’opposition. Le peuple est averti ! L’opposition aussi qui selon ses responsables « attend la confirmation du Conseil Constitutionnel pour engager des actions légales autorisées par les textes de la République ».

L’opposition dénonce aussi avec véhémence le fait que les paysans ne peuvent plus utiliser les machettes, les haches pour les travaux champêtres ; les flèches et couteaux de jet pour se défendre contre les animaux féroces. Le pouvoir les arrache sous prétexte qu’ils les utiliseraient contre lui dans certaines situations. La peur a vraiment changé de camp. Ce même pouvoir a depuis 24 ans armé les mineurs et les éleveurs avec des armes de guerre ! Quel paradoxe !

Lors de cette conférence, tout ou presque a été dit ou écrit, sur l’inadaptation des institutions et leur incapacité à garantir la transparence électorale, le jeu du pouvoir à mettre en conflit les ethnies et les religions. La préparation bancale de ce scrutin, semble prouver que, pas plus aujourd’hui qu’au cours des 24 dernières années, les conditions de la transparence ne sont pas assurées et seule la lutte avec le peuple permettra de faire entendre raison à ce régime vieux de 25 ans qui a lamentablement perdu les élections du 10 avril 2016.

Ainsi, le peuple tchadien pourrait accéder au but que l’empêche d’atteindre depuis 25 ans l’actuel système électoral, à savoir tourner à jamais la page du système Déby et, oser enfin librement « Inventer l’avenir ».

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Published by Evariste D. KONE - dans politique Tchad
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