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Groupe de Reflexion et d'Action pour le Tchad
"Un blog Indépendant qui va au délà de l'actualité"

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                                             « Informer sans tabous et sans mensonges »

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Merci à notre ami et confrère ABDU DIA qui a assuré l’intérim pendant notre absence…

Merci aussi à Melle Geraldine Faye pour ses contributions et son appui à Abdu DIA.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 10:29
Ce matelas connecté vous alerte si votre conjoint(e) vous trompe !

On connaissait déjà le matelas intelligent, capable d’analyser la qualité de votre sommeil. Découvrez sa dernière version améliorée, dotée d’un mode anti-adultère.

L’arme anti-adultère par excellence ? Ce matelas connecté, à l’apparence tout à fait classique, est capable de détecter en temps réel, lorsque vous êtes absent, les infidélités de votre conjoint(e). De quoi transformer votre lit conjugal en un véritable mouchard.

A quoi ça sert

Le véritable atout du matelas Smart­tress réside dans le fait qu’il peut détecter, grâce à son système "Love Detection System", le moindre mouvement inhabituel dans le lit conjugal. "Le tout premier matelas qui vous permet de repo­ser votre corps la nuit et votre tête le jour quand vous n'êtes pas à la maison", promet le fabricant espagnol Dumert.

Comment ça fonctionne

En cas d’activité "anormale", il envoie en temps réel une alerte sur votre smartphone pour vous prévenir des indélicatesses de votre conjoint(e) ! L’utilisateur reçoit également en temps réel une modélisation en 3D qui permet de distinguer le creux formé par le corps présent à cet instant dans le lit. La durée exacte de l’activité au sein du lit et le "nombre d’impacts par minute". Ce qui enfonce clairement le clou.

Pourquoi ce n’est pas si débile

S’il ne faut pas voir le mal partout, quand on voit le succès du business des sites et autres applications de rencontres extra-conjugales, avouez qu’on a le droit de se poser la question. D’autant que les derniers chiffres sur l’infidélité parlent d’eux-mêmes.

Selon un sondage mené en 2014 par l’institut IFOP, pas moins de 47% des Français (55% chez les hommes et 32% chez les femmes) avoue avoir déjà eu, au moins une fois, un rapport extra-conjugal au cours de leur vie.

Mais cette technologie a un coût. Il vous faudra débourser environ 1500 euros pour en profiter. En même temps : quand on aime, on ne compte pas ! Si toutefois vous n’avez pas les moyens d’acquérir ce matelas connecté, vous pouvez toujours installer une caméra cachée dans votre chambre...

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 13:15
QUAND LA CROYANCE EN DIEU ARRANGE LES POUVOIRS POLITIQUES EN AFRIQUE

Pour citer le Tchad, plus les Tchadiens croient en Dieu, plus Déby se sent à tranquille sur son fauteuil. Une épidémie de méningite décime toute une région ? "Dieu a donné, Dieu a repris". Un enfant meurt de neuropalu faute de soins ? Une femme enceinte vient de mourir, après avoir donné la vie, d'une hémorragie de la délivrance, faute de soins adéquats ? C'est la volonté de Dieu. Dieu a donné, Dieu a repris. Un gros porteur transportant une centaine de passagers fait un accidents sur une route cahoteuse : 50 morts, de nombreux blessés graves. Les moyens de secours sont inexistants dans le pays ? C'est la volonté de Dieu. Il faut prier pour les familles des victimes. Dans la quasi totalité des hôpitaux du Tchad, il n'y a rien pour prendre en charge correctement les malades. Les gens meurent pour un rien. C'est la volonté de Dieu. Il faut continuer à prier. AMEN ! Dans les pays qui respectent leurs populations, on cherche chaque fois, à situer les responsabilités à chaque catastrophe. En Afrique Noire, c'est la volonté de Dieu. Selon des religions exportées en Afrique (islam et christianisme), les souffrances de ce monde sont des épreuves de Dieu. Autrement dit, Dieu soumet volontairement les humains à toutes sortes d'épreuves afin de tester leur foi ??? De nombreux passages bibliques ou coraniques existent en ce sens, pour raffermir la foi des croyants (exemple : Job). Ces passages sont repris, commentés par les prédicateurs en tous genres, dans les églises, les temples ou les mosquées en cas de catastrophe humanitaire, même si les pouvoirs politiques sont entièrement responsables de ce qui arrive.

Il ne faut donc rien leur reprocher même s'ils brillent par leurs impérities. Nous disions, il y a quelques jours, que les lieux de culte se multiplient à une grande vitesse dans un Tchad complètement à genou, pour le bonheur de Déby. N'a-t-il pas promis de construire une Basilique, la plus grande de l'Afrique, pour les catholiques ? N'est-il pas en train de refaire la cathédrale de N'Djamena ? Les mosquées ne poussent-elles pas comme des champignons dans tout le Tchad ? Notre PR serait prêt à vider les caisses de l’État pour construire de multiples lieux de culte s'il le faut. Le pays est à construire, entièrement, mais on mobilise les maigres ressources de l'Etat pour construire les lieux de culte. Il n'est pas bête, Déby, en agissant de la sorte. Il sait que plus les gens prient, moins ils réfléchissent, et son pouvoir est ainsi garanti. Un saut au Sénégal. Dans ce pays, les hommes politiques ne plaisantent pas avec la religion. Quand on veut être bien vu, il faut afficher sa foi de manière ostentatoire. Lors des grandes fêtes religieuses musulmanes, le PR mobilise ce qu'il y a comme caméras de télévision dans le pays, pour l'accompagner dans la mosquée où il a choisi de prier. Il est au premier plan. On fait un gros plan sur lui, projeté sur les écrans, au grand journal. Quand Abdoulaye Wade a été élu en 2000, sa première sortie de Dakar a été réservée à ... Touba, où il a rampé devant le marabout des mourides devant les caméras, les images ont été projetées sur les écrans de la télévision nationale, au grand journal. Les dirigeants africains l'ont bien intégré dans leur tête : un peuple qui prie est un peuple qui dort. Il ne prendra jamais ses destinées en main. Car, pendant la prière, les enfants, les fous, les ados, les adultes, les analphabètes, les diplômés, les docteurs en je ne sais quoi, réfléchissent tous de la même manière, et sont prêts à se soumettre à la volonté divine même si l'humain, l'homme politique, est entièrement responsable de la catastrophe qui touche le pays. Dans la plupart des pays d'Afrique Noire, c'est malheureusement ce qui se passe. Au Gabon, Dans les deux Congo, au Libéria, en Côte d'Ivoire, au Niger, au Nigéria etc, les prédicateurs pullulent, chrétiens comme musulmans. Ceux-là qui disent que les souffrances de ce monde n'ont pas de commune mesure avec le bonheur éternel qui attend les croyants, après... la mort. Ces prédicateurs font vraiment l'affaire des pouvoirs publics. L'Afrique attend son Siècle des Lumières. En attendant, les dirigeants Africains sont tranquilles. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent car, tout est volonté de Dieu, et ils sont prêts à toutes les basses manœuvres pour entretenir cet état d'esprit. Qui a dit que la religion est l'opium du peuple ?Etienne BETEL

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:42
Combien coûtent les funérailles au Sénégal

(photo illustrative)/. Les grosses dépenses étaient réservées aux événements festifs. De nos jours, on constate que ce n’est plus le cas dans notre pays. Les funérailles peuvent aussi être très couteuses dans notre pays.

Après un décès, il y a toujours une procédure à suivre pour le défunt jusqu’à l’enterrement. Et ces étapes diffèrent selon les religions et les ethnies.

Chez les musulmans, la toilette est un moment essentiel du rituel funéraire. Elle est réalisée par des membres de la famille ou des « bénévoles » qui sont, en réalité, désintéressés par les membres de la famille. Le rituel consiste à laver le corps du défunt avec de l’eau, à le parfumer, avant de l’envelopper dans un linceul blanc de 7 mètres, à 700 FCFA le mètre non cousu. Ce qui fait que la purification du défunt ne doit normalement pas dépasser 10.000 FCFA. Il faut, toutefois, payer les fossoyeurs pour la dernière demeure du défunt. Mais certains en abusent, en achetant des parfums excessivement chers, ce qui n’est pas recommandé.

À Touba, un tarif fixe est de mise pour tous les aspects liés à la préparation du défunt : une somme fixe de 11.000 FCFA. Elle servira à acheter le linceul à 4.500 FCFA, à payer le fossoyeur (1.500 FCFA), le laveur du corps (1.500 FCFA) et celui qui va coudre le linceul à la main (500 FCFA). Les 500 FCFA serviront à confectionner le tableau d’identification de la tombe. Le reste (1.500 FCFA) participe à l’entretien de la morgue. Des informations complètes sur le défunt sont aussi exigées. Elles seront consignées dans les registres tenus à cet effet. La prière des morts est ensuite prononcée par un imam, sans génuflexion ni prosternation, à la Mosquée ou au cimetière avant l’inhumation du défunt, placé du côté droit, le visage tourné vers la Mecque.

Le rituel musulman autorise un délai d’inhumation très court, dans les 24 heures suivant le décès, sauf exception. « La religion nous interdit certaines pratiques. Notre devoir c’est d’enterrer le défunt tel qu’il est venu au monde, et on ne doit pas se permettre de faire certaines dépenses pour préparer l’inhumation », rappelle imam Cissé.

Et pourtant, dans les funérailles on dépense des sommes colossales, non pas pour la toilette mortuaire et l’enterrement du défunt, mais surtout pour la nourriture et les boissons. Il est coutume qu’on achète des bœufs, des hectolitres de boissons, des tonnes de biscuits et de bonbons et de multiples sacs de mil et de sucre pour les « naka ».

Des funérailles en fonction des bourses chez les catholiques

Chez les catholiques, après le décès, il est nécessaire de contacter une église. Le responsable de cette église a l’obligation d’avoir des renseignements complets sur le défunt avant de s’engager à une messe. C’est-à-dire vérifier la situation de vie du défunt, s’il est marié, célibataire ou baptisé. Toute personne non baptisée peut demander une cérémonie religieuse catholique. Celle-ci sera légèrement différente avec la non-présence des rites de la croix ou de l’eau comme ils font référence au baptême. Pour les personnes adultes non baptisées, mais qui manifestaient leur envie de le faire avant leur décès, la célébration sera semblable à celle d’un baptisé. « L’église ne demande que 5.000 FCFA pour accorder une messe », nous a fait savoir le père Paul de l’église des Parcelles Assainies. Une veillée funéraire peut être célébrée au domicile du défunt. Cette veillée se fait à l’initiative de la famille ou de l’entourage de la personne défunte. Néanmoins, cette pratique est de moins en moins courante.

« L’habit ne fait pas le moine » et pourtant, il faut reconnaitre que ce que « nous portons révèle ce que nous sommes », dit l’adage. Ce que porte le défunt chrétien dépend du choix des funérailles, selon que le défunt est exposé ou pas... De toute façon, il convient de choisir des vêtements que le défunt aurait choisis lui-même.

En général, le défunt est habillé selon ses goûts, mais il est coutume d’habiller les femmes avec un chemisier et une jupe ou alors une robe et pour les hommes une chemise avec cravate et pantalon. Les chaussures ne sont pas forcément obligatoires. Il est également possible de faire porter des bijoux au défunt.

Célébrée dans l’église du lieu de résidence du défunt, la cérémonie est organisée en fonction du choix de la famille en matière de textes bibliques, de prières et de chants. La célébration à l’église se double parfois d’un temps de prière supplémentaire, organisé au cimetière.

Véritable temps de recueillement constitué de rituels précis (rite de la Lumière, lecture de textes religieux, prière universelle, dernier adieu…), la cérémonie catholique a évolué pour répondre aux aspirations des familles. Elle peut ainsi être aménagée sur autorisation de l’évêque, sans les rites et l’eucharistie. La plupart du temps, les catholiques font appel à une pompe funèbre qui s’occupe parfois du transfert du corps, des soins de conservation, du caveau, du monument, du cercueil, des fleurs et même de la gravure. Ils sont là pour accompagner la famille du défunt. Ils ne donnent généralement pas leur prix. Mais c’est moins cher dans des cas généraux. Dans ce cas, ce sont elles qui fixeront avec la paroisse le jour et l’heure de la cérémonie.

La location de corbillard est un service offert par la mairie pour permettre de transporter le défunt au cimetière. La procédure de demande de location existe dans les mairies de ville et dans certaines mairies d’arrondissement. Il est variable selon les délibérations du conseil municipal. À Dakar, en plus des frais de carburant qui sont à la charge du locataire, on doit payer une redevance de 10.000 FCFA.

Il est, toutefois, difficile de donner un prix fixe pour les préparatifs de l’inhumation catholique, mais il faut retenir que les dépenses sont trop lourdes. « Je ne peux pas donner la somme exacte qu’on a dépensée pour préparer l’enterrement de mon père. Toute la famille a donné sa participation », nous a affirmé ce jeune homme répondant au nom de Henry Louis, qui a perdu son père au mois de novembre. Quand certains pensent que les morts ne doivent rien emporter dans leur tombe, d’autres pensent tout à fait le contraire. Sur cet aspect, la préparation de l’inhumation devient de plus en plus chère et occupe une forte place économique dans certaines familles sénégalaises. GRAT avec seneweb

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 11:04
«Les derniers jours de Muhammad» interdit de vente à Dakar

L’ouvrage de la tunisienne Hela Ouardi, intitulé "Les derniers jours de Mohamed", jugé blasphématoire, sera interdit de vente sur le territoire sénégalais. Ainsi en a décidé le chef de l’Etat Macky Sall selon les assurances données par le Premier ministre Mohamed Dionne, interpellé, à ce propos, par l’organisation islamique Jamra.

Le chef du gouvernement, «avait répercuté l’information au chef de l’Etat (absent du pays) ; et que celui-ci lui a donné des instructions fermes pour qu’il soit immédiatement mis un terme à la commercialisation de ce livre provocateur, qui jette le discrédit sur l’icône de la religion musulmane, le Messager d’Allah, Seydouna Mouhamed (psl)», renseigne le vice-président de Jamra, Mame Mactar Guèye dans un communiqué reçu à Seneweb.

Le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, de confirmer que l’ouvrage sera retiré sans délai des sites de ventes signalés par Jamra, à savoir Jules Ferry, Mermoz et Sea Plaza. Assorti de la publication, dès mardi matin, d’un Arrêté ministériel portant interdiction de la vente de cet ouvrage sacrilège sur toute l’étendue du territoire nationale, ajoute la source.

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 07:39
Photo du weekend

Le Nigeria joue devant 40.000 spectateurs dans un stade de 16.000 places. Selon certaines estimations, le Ahmadu Bello Stadium a accueilli 40.000 personnes alors que sa capacité maximale est de 16.000 spectateurs. Une affluence démesurée qui aurait pu tourner au drame, la foule essayant par tous les moyens de se faire une petite place dans l'enceinte archi-comble. La structure métallique servant à abriter les projecteurs a été littéralement prise d'assaut par plusieurs centaines de spectateurs. D'autres ont trouvé refuge sur le toit du stade, sur la pelouse ou encore au niveau du panneau d'affichage du score.

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 06:15
Une mère met en vente ses enfants  « parce qu'ils sont nuls »

La photo de deux jeunes enfants assis à l’arrière d’une voiture, les poignets et la bouche entourés de ruban adhésif, a été publiée jeudi dernier sur Lien : Facebook.

La mère des deux enfants, propriétaire du compte et identifiée comme habitant Memphis (Etats-Unis), a depuis désactivé sa page. Mais le cliché a tout de même eu le temps de faire bondir de nombreux internautes, également choqués par la légende qui l’accompagnait : « Gamins à vendre, à 45 % parce qu’ils sont nuls. »

Selon un cousin, il s’agissait d’une blague...

L’édition suisse de Lien : 20 Minutes rapporte que Darion King, un cousin de la mère très critiquée sur les réseaux sociaux, a tenté de prendre la défense de cette dernière en expliquant : « Notre famille et nos amis savent l’amour que nous avons pour nos enfants. (…) C’était juste une blague et les gens ont perdu les pédales avec ça (…) Les enfants vont bien, pas blessés et ils sont aimés, c’est tout ce qu’il y a dire. »

Mais à en coire les réactions en ligne des internautes, tout le monde n’a pas goûté à l’humour de la mère de famille américaine. « Cela m’a coupé le souffle, causé une détresse émotionnelle extrême. Ce sont des enfants. Ce sont des êtres humains », avait ainsi commenté l’une d’entre eux sur Facebook.

L’image a été signalée aux autorités, et la police de Memphis a ouvert une enquête, d’après le quotidien suisse.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 20:07
Ndjamena : quand les  règles menstrues et le placenta servent à envouter les hommes

Certaines femmes tchadiennes font du fétichisme leur thé matinal. Que les femmes aillent chercher les marabouts pour ferrer leurs maris, copain ou amant est un secret de polichinelle. La peur d’avoir une coépouse ou de perdre sa place à cause d’elle est passée par là.

Il y a quelques années en arrière, pour arriver à se faire désirer et se rendre irrésistibles face aux hommes, elles utilisent une pléiade d’articles de séduction que l'on trouve sur les marchés. Il s'agit notamment de ceintures en perles, de pagnes, de lingeries coquines et de parfums traditionnels qui, selon les utilisatrices, ont des vertus érectiles sur leurs conjoints.

A côté de ces astuces et objets traditionnels, depuis un moment, les femmes sont passées à la vitesse supérieure. A Ndjamena, certaines femmes estiment que les pouvoirs de ces articles et astuces ne suffisent plus pour retenir leurs hommes. Elles font donc désormais recours à d'autres pratiques telles que la magie et les rituels mystiques. Une goutte de règles menstrues dans le café ou un morceau de placenta, glissé entre la viande de bœuf ou de mouton avec de la poudre appelée «Poison of love » pour « bloquer » son homme. La recette serait venue du Cameroun voisin.

Jeunes comme adultes, elles sont toutes des clientes de ces hommes aux pouvoirs mystiques communément appelés voyants. Le phénomène est assez répandu dans toutes les régions du Tchad mais la palme d’or revient à la capitale. Les cas d’espèce, c’est surtout quand elles veulent en savoir un peu plus sur leur vie de couple. Elles y vont pour chercher un mari, mais aussi pour garder le Don Juan qu’elles ont déjà trouvé. Des fois, elles parviennent à leur fin, mais la plupart du temps, elles échouent. Ce qui ne les empêche pas de continuer à les consulter et à suivre à la lettre leurs recommandations, parfois au détriment de leur bonheur.

Pour pouvoir mettre toutes les chances de leur côté et « coloniser » leur homme, nombreuses sont les tchadiennes qui s’en remettent aux féticheurs, marabouts, voyants, prophètes, pasteurs. Certaines femmes font le déplacement au Cameroun ou au Nigeria pour se « documenter » et se « barricader ».

Malgré les fins tragiques ou conséquences désastreuses des histoires de couple qui fonctionnent à base du gri-gri, certaines femmes continuent d’envouter leurs maris. Et les plus courants demeurent ce qu’on appelle dans le langage secret « dis oui ». Une pratique qui possède des pouvoirs mystérieux et qui permettrait de « téléguider » le conjoint et de le faire manger dans le creux de la main… Boire du café sucré avec du sang ou manger quelques morceaux de placenta. Les hommes sont donc avertis !

Contrairement aux jeunes filles qui consultent les marabouts pour trouver le mari fidèle, les femmes mariées y vont pour se protéger et éloigner leur mari d’éventuelles aventures. Quant aux femmes dont les maris sont polygames, elles y vont le plus souvent pour, disent-elles, éloigner leurs maris de leurs coépouses ou rendre la vie difficile à ces dernières. Le maraboutage ou l’envoutement peut-il faire fonctionner un ménage ? Meurdé M.

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 13:19
L'empoisonnement, nouvelle arme des tchadiens

L'hospitalité, la bonté, le courage, ... sont les vertus incontestables reconnues aux descendants des sao. Curieusement ces deux dernières décennies il s'est importé drôle de culture au milieu des tchadien. La « tuerie » dans toutes ses dimensions : avec les armes à feux, des armes blanches ou du poison...peu importe, l'essentielle est de tuer d'effacer complètement celui qu'on ne désir plus voir exister sur la terre des humains. Mais si l'usage des armes à feux et des armes blanches sont plus adoptés par ceux qui sont au pouvoir ou leurs proches, le poison à son tour est une arme très discrète, comme telle bien préféré par des individus mal intentionnés commettant leurs forfaits sans même en être soupçonné. Voilà pourquoi les politiciens adorent cette méthode qui leur permet de venir verser leurs larmes de crocodile devant les dépouilles de leurs victimes. Quand on est politicien ou cadre, il faut être prudent et surtout en ce moment d'alerte générale où l'actualité politique est totalement dominé par les élections. Dans le camp de la Majorité Présidentielle, malgré que tous s’alignent derrière Idriss Déby Itno, la réalité est tout autre. Une lutte de positionnement à l'intérieure même de cette plate-forme fait des victimes. A l'avis des analystes politique il n'est pas exclus que l'élimination physique de certains caciques soit souhaitée par certaine conscience avide du pouvoir, surtout en ce moment où l'effet « Burkina-Faso » sonne fort dans les mémoires. D'un côté on lutte pour maintenir IDI au pouvoir et de l'autre l'on se positionne pour être le meilleur dauphin du Roi d’Amjarass.

Un fait de plus en plus vulgaire

Jadis une pratique réservée aux seuls politiciens et autres milieux où se disputent des intérêts juteux, actuellement l'empoisonnement est malheureusement vulgarisé surtout dans la capitale. Cette culture inconnue par la population à l'époque de Ngarta Tombalbaye a été importée aux pays voisins (Cameroun Nigeria) en même temps, des viols et autres crimes de cette nature. A Ndjamena les poisons font tellement des victimes que l'on a développé en même temps des antidotes pour le soigner. Habituer à être mainte fois empoisonné, la population l'a finalement banalisé et le considère comme une maladie au même titre que le paludisme, la fièvre typhoïde ou l'hypertension. Il suffit que l'on commence à sentir des fatigues inexplicables, des essoufflements anormaux accompagné des chaleurs dans les pointes du pied, de gonflement anormal du vendre ou des joues, pour vite se dépister au près des soigneurs traditionnelles. Au cas où les analyses s'avèrent positives, l'on ne se panique pas car le traitement est simple, disponible et moins cher. Dans la capitale tchadienne, les amis et parents s'empoisonnent pour un oui ou pour un non. Beaucoup de personnes sont souvent victimes des poisons qui ne leur étaient pas destiné, en partagent soit le repas avec la personne visée, soit en saluant la personne qui a touché le poison de ses mains ou en touchant à un endroit dans les lieux publics qui étaient empoisonnés. C'est pourquoi dans certaines personnes développent des bonnes habitudes de ne plus boire avec des verres au bar, se laver soigneusement les mains avec du savon, une fois de retour à la maison car l'on ne sait pas si l'on n'est déjà porteur du poison, au risque d'élargir la liste des victimes ; de ne plus manger partout, de refuser d’utiliser les assiettes et autre couverts proposés lors des grandes fêtes….. Il se susurre même que Yorongar se promène avec son assiette et sa fourchette dans son sac.

Certaines coépouses aussi se font la « guerre » avec du poison. T. B se confie « j’ai quitté le domicile conjugale parce que ma coépouse a tenté à plusieurs reprises de m’empoisonner »… Certaines femmes n’hésitent pas aussi à empoisonner leur mari… « Les veuves joyeuses » comme on les appelle le font pour profiter de l’héritage. R.D, est persuadé que son épouse a tenté de l’empoisonner. Il a souffert de diarrhées et de vomissements et a développé une myocardite, une maladie cardiaque qui peut avoir divers causes mais qui peut être provoquée par un empoisonnement.

Dans le milieu professionnel, l’empoisonnement et l’envoutement font rage et cultive la méfiance.

Les poisons arrivent à bout des personnes par des substances que si inhalées, ingérées, absorbées ou injectées, détruisent les structures ou les fonctions du corps. Quelques types de poisons peuvent agir immédiatement sur le corps, d'autres peuvent agir plus lentement. Quelques poisons, comme le cyanure, sont si toxiques ils exigent seulement qu'une minute revienne à être nuisible, tandis que d'autres, comme des vaporisateurs de jardin, soit cumulative et exige l'exposition au cours d'une longue période pour réaliser le même niveau de toxicité. Certains peuvent être le cancérigène et causer des formations cancéreuses fatales quelques années après l'exposition, et enfin l’injection du virus du Sida est devenue aussi une forme de véritable sentence à la mort. Peut-être qu'on connaît l’œuvre de Gustave Flaubert de 1853 dans laquelle il décrit la manière d'un empoisonnement. Aujourd'hui, un siècle et demi plus tard, l'angoisse de cette mort est la même. Au Tchad aussi. M. Meurdé avec Daudet B.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 12:03
Le président Yayi Boni enceinte la fille de son ministre, sa femme demande le divorce!

Et que pensez-vous que fit la première dame ? Chantal Boni, dépassée par les événements, a tout bonnement demandé divorce, selon des sources béninoises. Elle vit depuis quelques jours dans sa résidence secondaire sise dans la zone de l’aéroport de Cotonou. Mais selon des sources concordantes, le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur ce divorce.

Un scandale peut en cacher un autre Décidément, au sommet de l’État béninois, on a la braguette facile. Suivant sans doute l’exemple du boss, le ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, beau-frère officieux du chef de l’État a, à son tour, enceinté sa secrétaire (très) particulière. Tandis que son directeur de cabinet est enceintée par son attaché de service. Des scandales en série au Bénin.

Cette fois-ci, le président Yayi Boni ne versera pas des larmes de crocodile devant sa femme légitime, comme il l’avait fait à la marche des républicains pour Charlie à Paris.

Mais comme courte queue se paie par courte queue, nous apprenons aussi que le ministre de l’Économie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation (MEFPD) est devenu, il y a peu, le beau-fils du président de la République. Komi Koutché, le bien nommé, a ainsi enceinté Solange Yayi, fille du président Boni. afrika365.com

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 13:31
N’Djamena : les femmes au cœur  des sectes

’’Divorcée et au chômage depuis un moment, je me suis tournée vers une église et cela m’a permis de trouver un travail et un nouveau partenaire’’, témoigne K.L, employée dans une banque à Ndjaména.

KL ne peut désormais prendre de décision sans en référer à son pasteur - qui est en même temps son « nouveau partenaire » - à qui elle donne une partie de ses revenus pour l’église. « Je lui dois tout, et l’argent que je verse tous les mois à l’église n’est rien », affirme-t-elle.

Comme M.L. , beaucoup de femmes tchadienne font confiance aux nouvelles églises qui promettent la vie éternelle, la paix du cœur, le bonheur, la fortune et bien d’autres choses. Mais, la plupart des femmes se font dépouiller de leurs biens par les responsables des sectes qui se font appeler pasteurs.

Selon M.T, le leader d’une secte met ses adeptes en condition pour faire passer son message. Il estime que les femmes sont plus nombreuses à fréquenter, de fois clandestinement les sectes au Tchad, et qu’elles en sont les principales victimes. Certaines vont régulièrement au Cameroun pour rencontrer les pasteurs des sectes.

« Plusieurs couples se sont séparés à cause de l’absence répétée de la femme qui préfère s’adonner à de longues séances de prière pendant la nuit plutôt que de s’occuper de son foyer », avoue Arnaud S.

« Certaines femmes tuent leur mari par envoutement ou par empoisonnement à cause ses secte » confie Jeanne F. G.

Au Tchad, la plupart des sectes évoluaient dans la clandestinité, avant 1990, sous le règne de Habré. Mais, à partir du déclenchement du processus démocratique dans le pays , on a assisté à une prolifération des sectes.

Le phénomène est en constante progression depuis une quinzaine d’années. Les églises poussent comme à chaque coin de la rue…. Et les fidèles ne manquent pas !

Les initiateurs des sectes ont su mettre à profit le marasme socio-économique pour appâter les gens. Très habile sur le plan psychologique pour interpréter la Bible, ils ont réussi à recruter des adeptes, souvent des femmes, qui ont des problèmes financiers, de famille et de travail.

Au sein de chaque secte, on se réclame de la Bible et de Jésus Christ. Chaque regroupement apporte des amendements à la doctrine de départ. « En général, les croyances ne sont pas affichées et c’est dans la pratique qu’il y a des dogmes », déclare un professeur de philosophie.

La plupart des sectes se développent à partir des quêtes et des cotisations des adeptes. « Notre pasteur fixait parfois la somme minimum à verser à l’église, à 10.000 francs CFA , témoigne Agnés Y. « Et comme moi, je n’en pouvais plus, j’ai abandonné », ajoute-t-elle.

Certains regroupements exercent des activités professionnelles. Ils exigent de leurs adeptes des produits qui sont revendus et dont les bénéfices rentrent directement dans les caisses des sectes.

Les sectes reçoivent également des dons de leurs adeptes qui estiment avoir eu satisfaction ou qui espèrent un miracle. « Dans notre église, les dons peuvent être de l’argent, une voiture ou terrain sur lequel on pourra construire une autre église ; tout dépend du donateur, et moi, je donnerai tout si j’en ai les moyens », confie Marie-Louise O. revendeuse au grand marché.

Les sectes développent des pratiques qui s’apparentent parfois aux cultures africaines ou qui constituent un mélange de pratiques ancestrales avec la religion chrétienne.

« Les gens en Afrique ont une conception magique de Dieu, je veux du travail, je veux me marier, je vais prier Dieu pour que Dieu me donne ce que je veux. Cette conception, les religions établies ne donnent pas cela à leurs fidèles et ce besoin de religiosité est compensé par les visions », explique Albert D.

Pour le prêtre catholique I.S., le manque de dynamisme de l’église romaine explique le succès des sectes. « Les sectes mélangent le terroir et le christianisme, et cela fascine ».

Les musulmans estiment que la multiplication des sectes n’est pas surprenante et selon un imam, le Coran avait prévu cette situation. « Le Coran nous a expliqué cette situation depuis très longtemps et c’est maintenant que les gens commencent à découvrir cela ».

Pour les adeptes des religions traditionnelles africaines, les sectes sont « démoniaques ». « Dans tous les coins et recoins du pays, c’est des sectes, c’est des gens qui ne veulent rien faire. Ces pasteurs escroquent la population et s’adonnent à de mauvaises pratiques, ils prennent les femmes d’autrui », déplore Daniel P.

« Ce sont de grands escrocs, ces pasteurs », dénonce Noêl S. un camerpunais. Il avoue avoir été escroquée, avec sa mère, par un pasteur. « C’est un jeune homme qui a monté une église dans notre quartier et il a réussi à nous emballer ; et après avoir pris de l’argent et des biens chez les fidèles, il est parti avec sa copine aux Etats-Unis » , affirme-t-elle.

Mais Pasteur KN., responsable d’une secte, n’est pas d’accord avec les accusations lancées contre les pasteurs. Selon lui, ces accusations font partie des manœuvres de certaines personnes déterminées à vilipender le travail des pasteurs. M. Meurdé avec Kokou T. IPS

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Published by Evariste D. KONE - dans Société
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